Nouveau DPE : 6,5 % des logements devront être rénovés avant 2025

Lancé en juillet 2021, le nouveau diagnostic de performance énergétique rend ses premiers verdicts. De nombreux logements devront faire l’objet d’une rénovation énergétique dans les meilleurs délais.
La rédaction de l'Energie Tout Compris

nouveau diagnostic de performance énergétique et rénovation

Si son lancement a connu des rebondissements – les pouvoirs publics ont dû, après les retours de professionnels du secteur, effectuer de nombreux ajustements – le nouveau diagnostic de performance énergétique joue désormais un rôle majeur. Il renseigne non seulement sur le niveau de performance énergétique en cas de vente ou de location, mais il permet aussi au propriétaire d’augmenter ou non son loyer et d'imposer une rénovation avant toute mise en location. Un an après ce « nouveau DPE », où en est-on ?

Nouveau DPE : les chiffres

Sur la base d’une étude réalisée par le réseau immobilier EX’IM, à partir d'un échantillon de 28 909 nouveaux DPE transmis à l’ADEME, il est possible d’affirmer que le parc immobilier est appelé à changer dans les prochaines années. En effet :

  • 16 % des logements locatifs, soit un logement sur six, sont actuellement classés F ou G. Cela signifie qu'ils ne pourront pas augmenter leurs loyers dès août 2022 sans effectuer au préalable des travaux de rénovation énergétique.
  • 1 % des logements (soit plus de 100 000 logements) sont considérés comme des passoires thermiques, car leur consommation d’énergie finale est supérieure à 450 kWh/an/m2. Ils seront déclarés non décents dès le 1er janvier 2023, et ne pourront plus être loués.
  • 6,5 % des logements locatifs devront être rénovés pour continuer à être loués à horizon 2025. Ce sont ceux qui sont classés G selon leur nouveau DPE.
  • À l'échéance 2028, ce sont les appartements et maisons classés F qui qui devront être rénovés pour être loués, soit 16 % des logements locatifs. À l'horizon 2034, ce sont les logements avec l’étiquette E (un logement sur quatre) qui seront concernés.
  • Les étiquettes A et B (des biens construits après 2012 dans la plupart des cas) restent marginales : elles représentent moins de 3,5 % du parc immobilier actuel.

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Des travaux de rénovation énergétique impératifs

Vous l’aurez compris : pour continuer à proposer leurs biens à la location (ou avoir la possibilité d’en augmenter les loyers), de nombreux propriétaires vont devoir réaliser des travaux de rénovation énergétique. Il pourra s’agir, pour commencer, d’améliorer l’isolation, comme celle des toitures, des sols, des murs intérieurs ou extérieurs, des combles ou encore des fenêtres. Attention à bien prioriser les opérations à réaliser pour en améliorer l’organisation.

améliorer l'isolation d'une habitation

Des travaux sur le système de chauffage pourront aussi s’imposer : installation d’une chaudière, d’une pompe à chaleur ou d’un chauffage d’appoint sont autant d’opérations de rénovation énergétique qui peuvent aider à « grimper » d’un niveau sur le DPE.

Pour réaliser ces travaux, n’oubliez pas que de nombreuses aides sont disponibles :

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