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En France, les passoires thermiques sont progressivement interdites à la location. Les choses s’accélèrent aussi au niveau européen avec l’adoption d’un texte particulièrement ambitieux. La neutralité carbone est visée pour les bâtiments neufs dès 2028, et les bâtiments anciens devront atteindre les classes E, voire D, d’ici quelques années.

Rénovation énergétique des bâtiments : les objectifs du texte voté par le Parlement européen

Réunis à Strasbourg le 14 mars, les eurodéputés ont voté un texte visant à accélérer les chantiers de rénovation énergétique. L’objectif ? Avoir un parc immobilier « zéro émission » d’ici 2050. Pour l’atteindre, le texte prévoit plusieurs dispositions :

À partir de 2028, tous les bâtiments neufs devront être neutres en carbone, grâce à une consommation modérée et un chauffage par énergie décarbonée.

Tous les logements devront atteindre la classe E du DPE (diagnostic de performance énergétique) dès 2030, puis D en 2033.

Les bâtiments non résidentiels devront atteindre l’étiquette E en 2027 et D dès 2030.

Les chauffages à énergie fossile seront interdits d’ici 2035.

À partir de 2028, tous les nouveaux bâtiments devront être équipés de panneaux solaires lorsque c’est « techniquement et économiquement réalisable ».

Le saviez-vous ?

Les bâtiments représentent 36 % des émissions de gaz à effet de serre au sein de l’Union européenne !

À lire aussi : Nouveau DPE : 6,5 % des logements devront être rénovés avant 2025

Rénovation énergétique : un texte plus ambitieux qu’initialement

Le texte adopté par le Parlement européen est nettement plus ambitieux que celui proposé par la Commission. Ce dernier prévoyait que les bâtiments atteignent la classe F en 2030 et E en 2033. Quant aux 27 États-membres, s’ils avaient repris l’objectif « zéro émission » pour 2030, ils n’avaient pas approuvé les exigences de classe énergétique, jugeant ce critère trop variable d’un pays à l’autre. Pour résoudre ce problème, les eurodéputés ont choisi d’étiqueter G les 15 % des bâtiments les moins performants du parc immobilier de chaque pays.

Chaque État aura un rôle à jouer dans l’atteinte de ces objectifs. « Les plans nationaux de rénovation devront inclure des programmes de soutien (…), prévoir une prime substantielle pour les rénovations importantes et des subventions ciblées pour les ménages vulnérables », soulignait, en février, la commission parlementaire chargée du texte.

À lire aussi : Quelle est la durée de validité d’un DPE ?

Les aides à la rénovation énergétique en France

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Rappelons qu’en France, différents dispositifs d’aide à la rénovation énergétique sont d’ores et déjà en place pour les propriétaires souhaitant se lancer dans des travaux :

  • MaPrimeRénov’ ;
  • la TVA à 5,5 % ;
  • les aides des collectivités locales ;
  • l’éco-prêt à taux zéro ;
  • le chèque énergie ;
  • les certificats d’économies d’énergie, permettant l’octroi d’aides telles que la prime énergie TotalEnergies.

À lire aussi : Aides à la rénovation énergétique et économies d’énergie : ce qui change dès mars 2023

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