L'isolation thermique a pour objectif d’empêcher les transferts de chaleur entre un milieu chaud et un milieu froid. Pour être efficace, elle doit se concentrer sur certains points précis, appelés ponts thermiques, comme les portes, les fenêtres, les planchers ainsi que les murs extérieurs.

 

Les portes, les fenêtres, les planchers et les murs extérieurs d'une construction constituent des ponts thermiques, c’est-à-dire des points particulièrement sensibles aux transferts de chaleur. Ce sont sur ces points que doit se concentrer l'isolation thermique d’une habitation. À l’arrivée, grâce à une bonne isolation, le but est d’avoir une maison qui conserve la chaleur en hiver et la fraîcheur en été.

Il existe différentes méthodes pour isoler ces éléments. Ainsi, pour bien choisir son isolation thermique, il est bon de savoir qu’une règlementation est en vigueur en France depuis de nombreuses années et qu’elle évolue au fil de temps. Dès l’an prochain, la RT 2020 remplacera la RT 2012.

Le bilan thermique de votre habitation

Afin de choisir au mieux votre isolation thermique et d’agir sur les zones les plus sensibles, il est utile de réaliser un bilan thermique de votre habitation. Vous décèlerez ainsi les endroits où les déperditions de chaleur sont les plus fortes. Elles se trouvent le plus fréquemment au niveau du toit. Les autres déperditions énergétiques ont lieu, ensuite, par les murs, par les vitres et fenêtres et, plus rarement, par le sol.

Priorité à l’isolation de la toiture

Le toit constitue une grande surface en contact avec l’extérieur. Mal isolé, il peut être à l’origine d’une perte thermique de l’ordre de 30 %. Il laisse entrer le froid ainsi que l’humidité en hiver, et la chaleur, en été.

Les toitures anciennes n’étaient pas spécialement conçues pour être isolées. L’isolation de la toiture risque de modifier l’équilibre hygrothermique des charpentes en bois (risque de condensation) et l’impossibilité, par la suite, de vérifier l’état de la charpente. Avant tout travaux, il faudra donc veiller à s’assurer que les bois de la charpente ne présentent pas de risques (insectes xylophages, moisissures...). L’isolation d’une toiture peut se faire par l’intérieur ou par l’extérieur. Elle peut se faire selon différentes techniques :

  • panneaux semi-rigides ;
  • pose de rouleaux isolants ;
  • insufflation, autrement dit par injection en vrac du matériau isolant.

L’isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur

Les déperditions thermiques des murs d’une maison non isolée représentent environ 25 % des déperditions totales. L’isolation extérieure est la méthode la plus efficace pour réduire les déperditions thermiques par les murs et garantir un confort satisfaisant, hiver comme été. Ce type d’intervention demande beaucoup de professionnalisme, étant donné le nombre de solutions possibles et la technicité requise.

L’isolation intérieure est moins chère à l’investissement que l’isolation extérieure. En rénovation, cette technique présente l’avantage de ne pas modifier l’aspect extérieur de la maison, mais entraîne une réduction de la surface habitable. Des contraintes techniques peuvent aussi survenir : gênes possibles pour l’ouverture des fenêtres, passage de canalisations existantes, prises électriques.

Remplacement des fenêtres à simple vitrage

Les pertes thermiques liées aux vitrages dans une maison non isolée sont de l’ordre de 13 % des déperditions totales. Aujourd’hui, la fenêtre doit remplir une multitude de fonctions (isolation, acoustique, sécurité...), mais, grâce aux progrès accomplis ces dernières années, il existe sur le marché des fenêtres performantes permettant de répondre aux attentes du public.

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