Prix de l'électricité : le Gouvernement se mobilise pour éviter une nouvelle hausse en 2022

Le prix de l’électricité pourrait de nouveau augmenter en ce début d’année 2022. Quelle est la hausse prévue des prix et comment le Gouvernement entend contenir le phénomène ?
La rédaction de l'Energie Tout Compris

prix de l'électricité

+ 40 % : c’est l’augmentation du prix de l’électricité en 12 mois. Le bouclier tarifaire – ou bouclier énergétique – annoncé par le Premier ministre Jean Castex le 30 septembre 2021 pour contenir la hausse des prix ne suffira pas. Une nouvelle augmentation est prévue en ce début d’année. Pour contenir le prix de l’électricité et préserver le budget des ménages, le Gouvernement envisage de nouvelles mesures qui devraient coûter très cher à l’État.

Les engagements du Gouvernement

Lutter contre la hausse des prix de l’électricité et du gaz : tels étaient les engagements du Premier ministre lors du dernier trimestre 2021. En instaurant le bouclier tarifaire, Jean Castex annonçait une série de mesures visant à lutter contre les hausses exceptionnelles des tarifs de l’énergie. Pour ce faire, le chef du Gouvernement annonçait un gel des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, et une limitation de la hausse du tarif réglementé de l’électricité à 4 % pour le début d’année 2022. Pour les ménages se chauffant à l’électrique, cette hausse de 4 % correspondrait à une augmentation du budget de 5 € par mois.

Pour les finances publiques, la facture de cette mesure visant à protéger les Français contre la hausse des prix de l’électricité s’élèvera à environ 10 milliards d’euros.

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Pourquoi le prix du gaz influe sur le prix de l’électricité ?

La flambée des prix du gaz sur les marchés européens a des conséquences sur le prix de l’électricité. En effet, la production d’électricité des centrales nucléaires françaises n’étant pas suffisante lors des pics de consommation, comme c’est le cas en hiver, une partie de l’électricité importée en France est produite à partir de centrales à gaz. C’est pour cette raison que le prix du gaz et le prix de l’électricité sont liés.

Première mesure du Gouvernement : bloquer le TRV

En décembre, l’exécutif travaillait sur un nouveau scénario pour contrôler la flambée des prix de l’électricité : bloquer le tarif réglementé de vente (TRV) au moment de sa revalorisation annuelle. Cette revalorisation a lieu en février. Le gouvernement souhaite mettre en place une nouvelle formule qui prendrait en compte l’évolution des prix du marché.

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Deuxième levier gouvernemental : revoir le mécanisme de l’Arenh

L’Arenh désigne l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique. Il s’agit d’un dispositif permettant aux fournisseurs d’électricité d’acheter une partie de l’électricité à EDF à un tarif fixe de 42 € le mégawattheure (MWh). Mais la quantité à acheter à ce tarif favorable est limitée, et le reste doit donc être acheté par les fournisseurs sur le marché européen. Or, les prix y battent des records.

Le ministère de l'Économie et des Finances est actuellement en négociations avec la Commission européenne pour revoir à la hausse cette quantité d’électricité vendue à prix fixe. Ceci permettrait de contenir l’augmentation des prix. Mais c’est vraisemblablement du côté d’EDF que l’on enregistre des réticences à augmenter ces quotas d’électricité vendue à bas prix.

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