Prix du gaz en décembre : une hausse de presque 20 % évitée

La hausse des prix du gaz n’a pas connu de répit depuis cet été. Mais le bouclier énergétique mis en place a permis d’éviter une nouvelle augmentation du gaz de 19,5 % en décembre.
La rédaction de l'Energie Tout Compris

Prix du gaz

La reprise économique mondiale était espérée depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Mais la hausse des prix du gaz qu’elle a entraîné était moins attendue par les consommateurs. Zoom sur l’évolution des prix du gaz ces derniers mois et les solutions pour se chauffer moins cher.

Les prix du gaz s’envolent

Le bouclier tarifaire stoppe momentanément l’envolée des prix

Le prix du gaz ne cesse d’augmenter depuis plusieurs mois : + 10 % en juillet, + 5,3 % en août, + 8,7 % en septembre, + 12,6 % en octobre. Depuis plusieurs mois, le prix de cette énergie s’est envolé. Sans l’intervention de l’exécutif, qui a gelé les tarifs réglementés de vente du gaz (TRV) le 1er novembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce que le prix du gaz aurait encore connu une hausse de 19,5 % TTC entre le 1er octobre et le 1er novembre. Cela représentait une hausse moyenne des tarifs de 17,20 € / MWh. Le bouclier tarifaire – aussi appelé bouclier énergétique – annoncé par le Premier ministre Jean Castex, a pour vocation de contrer la flambée des prix de l’énergie. Les tarifs du gaz sont donc gelés jusqu’au printemps, c’est-à-dire jusqu’en mars ou avril 2022.

L’effet bénéfique du bouclier tarifaire sur le prix du gaz

  Prix sans le bouclier tarifaire Prix avec le bouclier tarifaire
Classe de consommation Prix du kWh HT en € Prix du kWh HT en €
Base 0,1226 0,0850
B0 0,1226 0,0850
B1 0,1019 0,0643
B2i 0,1019 0,0643

À quoi correspond la classe de consommation ?

Dans le cadre d’une offre de gaz naturel au tarif réglementé ou d’une offre de marché, la facture de gaz se compose d’un abonnement annuel et du prix du kWh de gaz. Le coût varie selon la zone tarifaire d’une part, et la classe de consommation d’autre part. On dénombre 4 classes de consommation :

  • le tarif de base – pour les foyers consommant moins de 1 000 kWh de gaz par an ;
  • le B0 – pour une consommation comprise entre 1 001 et 6 000 kWh par an ;
  • le B1 – pour une consommation comprise entre 6 001 kWh et 30 000 kWh par an ;
  • le B2i – pour les gros consommateurs nécessitant 30 001 à 300 000 kWh par an.

> À lire aussi : Quatre conseils pour un chauffage au gaz économique malgré la flambée des prix

Quelles alternatives face à la hausse des prix du gaz ?

Face à la hausse des prix du gaz, quelles sont les alternatives pour se chauffer moins cher ? Vous avez un projet de rénovation énergétique et souhaitez remplacer votre ancien appareil de chauffage ? Vous pouvez bénéficier d’aides financières.

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La pompe à chaleur

Économique, écologique, fiable et performante : la pompe à chaleur a tout pour séduire. Si l’investissement dans une pompe à chaleur peut freiner plus d’un propriétaire, le choix de cette technologie pour chauffer votre maison sera rentabilisé. En effet, les pompes à chaleur utilisent des énergies renouvelables : l’air ou l’eau. Les pompes à chaleur aérothermiques puisent les calories dans l’air pour produire de la chaleur. Quant aux pompes à chaleur (PAC) géothermiques, elles utilisent les calories présentes dans le sol.

Cet appareil de chauffage présente un double intérêt en étant écologique et économique.

  • Écologique, car il utilise des énergies renouvelables (air, eau) au lieu de consommer des énergies fossiles (fuel, gaz, etc.).
  • Économique, car l’énergie – à savoir les calories présentes dans l’air ou dans l’eau – qui alimente votre appareil est gratuite ! La PAC consomme toutefois de l’électricité pour fonctionner.

Autre avantage si vous choisissez d’installer une pompe à chaleur : elle ne nécessite aucune manipulation. Fini les corvées de bois avant l’hiver, les cuves à fioul à remplir ou les poêles à alimenter en bois ou en pellets. Avec la pompe à chaleur, vous n’avez rien à faire… à part veiller à son entretien régulier. Un professionnel contrôlera notamment l’état du circuit contenant le fluide frigorigène qui peut se transformer en puissant gaz à effet de serre lorsqu’il est libéré dans l’air.

> À lire aussi : Quels avantages à installer une pompe à chaleur ?

La chaudière bois

Les chaudières bois ont bien changé au fil des ans. Finies les énormes chaudières d’antan qu’il fallait alimenter régulièrement. Aujourd’hui, il est possible d’installer une chaudière bois avec une autonomie beaucoup plus importante. Pour ce faire, deux solutions s’offrent à vous : la chaudière manuelle et la chaudière automatique.

  • La chaudière manuelle à bûches avec hydro-accumulation : votre chaudière est associée à un grand ballon d’eau chaude de 1 500 ou 2 000 litres qui permet de stocker la chaleur excédentaire. Cette chaleur peut ensuite être restituée pendant 12 à 24 heures, ce qui prolonge son autonomie.
  • La chaudière automatique à granulés ou à plaquettes : dotées d’une grande capacité de stockage, ces chaudières totalement autonomes peuvent tenir une saison de chauffe entière. Alimentation en bois, combustion, décendrage ou encore extraction des fumées : toutes ces étapes sont contrôlées électroniquement.

> À lire aussi : Le bois de chauffage, énergie la moins chère ?

La chaudière gaz à condensation

La chaudière gaz à condensation est un appareil de chauffage robuste, efficace et fiable. Les performances d’une chaudière à condensation sont encore meilleures lorsqu’elle fonctionne avec des émetteurs basse température, tels que les planchers chauffants ou les radiateurs à chaleur douce. La chaudière gaz à condensation peut être installée avec un autre système de chauffage alimenté par les énergies renouvelables, comme le solaire thermique. Ce type de chaudière peut être installé dans un petit espace non ventilé à condition d’être placé contre un mur extérieur. Une ventouse permettra alors d’évacuer les fumées dehors.