L'évolution des prix des énergies en 2021

L’année 2021 a été marquée par la hausse des prix de l’énergie en France. Quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour préserver le porte-monnaie des ménages français ? Quelles sont les mesures pouvant être prises à échelle individuelle ? Le point.
La rédaction de l'Energie Tout Compris

La facture énergétique des Français fluctue régulièrement au fil des années. Coût de production des énergies, évolution de la croissance et de la demande, évènements géopolitique, crise sanitaire : le prix des énergies peut être influencé par différents facteurs. Retour sur l’année 2021, qui a été marquée par des augmentations notables pour certaines énergies, et sur les solutions permettant de limiter les dépenses.

Prix des énergies en France : que retenir de 2021 ?

Le prix des énergies est sujet à des évolutions tout au long de l’année, et 2021 ne déroge pas à la règle. Elle a été notamment marquée par une augmentation significative des prix du gaz, du fioul domestique et de l’électricité.

La dernière hausse du prix du gaz date du 1er octobre et se chiffrait à 12,6 % par rapport au barème en vigueur en septembre. Cette hausse est principalement due au redémarrage de l’économie mondiale, à un hiver particulièrement froid en Europe et aux prix des quotas d’émission de CO2 en Europe.

Du côté du fioul domestique, les prix ont augmenté progressivement au fil de l’année et ont fini par dépasser la barre des 1 000 euros les 1 000 litres durant les mois d’octobre et novembre. Le prix du fioul domestique est fortement lié à celui du pétrole. L’année 2021 a été grandement rythmée par l’évolution de la crise sanitaire qui a, selon la période, rassuré ou non les producteurs et la gestion de la production et des réserves.

Quant à l’électricité, la hausse s’explique en partie par les conditions de production. Une partie de l’électricité produite et importée sur le territoire est fabriquée grâce à des centrales à gaz. L’augmentation du prix du gaz se répercute donc sur la production de l'électricité et contribue à la hausse du prix de celle-ci.

Autre facteur à prendre en considération concernant la hausse du prix de l’électricité : le mode d’approvisionnement des fournisseurs alternatifs, l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique). Le dispositif prévoit que les fournisseurs alternatifs s’approvisionnent auprès du fournisseur d’électricité historique pour une partie de l’électricité. Le plafond est fixé à 100 tWh pour tous les fournisseurs. Le reste doit être trouvé sur les marchés de gros, où les tarifs peuvent être nettement plus importants. Ils doivent par la suite être reportés sur les factures des consommateurs..

Le prix du chauffage au bois s’est quant à lui démarqué par sa stabilité et continue d’être attractif pour les ménages. Que l’on se chauffe grâce à des pellets, des bûches classiques ou Premium, ou encore des bûches de bois compressé, la facture reste sensiblement la même.

Quelles mesures pour faire face à l’augmentation du prix des énergies ?

L’importante augmentation du prix du gaz et de l’électricité a conduit le Gouvernement à prendre des mesures pour protéger le pouvoir d’achat des Français. Le bouclier tarifaire en fait partie. Il se traduit par :

  • Le blocage du prix du gaz jusqu’en avril 2022. Le prix du gaz ne devrait pas dépasser celui du mois d’octobre jusqu’au terme de cette période.
  • Une hausse limitée à 4 % en 2022 pour l’électricité. Le Gouvernement indique qu’en pratique, cela représentera tout au plus 5 euros par mois sur les factures des consommateurs.
  • La revalorisation du chèque énergie. 5,8 millions de foyers vont recevoir une rallonge de 100 euros au cours du mois de décembre 2021. Comme pour le chèque énergie perçu au printemps, aucune démarche n’est nécessaire du côté des ménages. Ils le reçoivent automatiquement.

> En savoir plus sur le prix de l'électricité et du gaz

Le chauffage, un poste de dépenses qui pèse sur le budget

En ce qui concerne les dépenses énergétiques, le chauffage représente le poste le plus important. Le poids des dépenses est d’autant plus important au sein des ménages vivant dans ce que l’on appelle des « passoires thermiques » – des logements où s’engouffre le froid en hiver et la chaleur en été. Cela est essentiellement dû à la présence de ponts thermiques. En hiver, ils poussent par exemple à sur-solliciter le chauffage afin de jouir d’un minimum de confort thermique.

Au-delà des mesures mises en place par le Gouvernement, il est possible de réduire la consommation énergétique de son logement par ses propres moyens. Comment ? En appliquant des éco-gestes, mais surtout en réalisant des travaux de rénovation énergétique.

Ces travaux peuvent être de différentes nature. On ainsi peut opter pour :

  • Des travaux d’isolation de la toiture, des sols et des combles.
  • Le remplacement d’un ancien équipement de chauffage énergivore par un appareil moins gourmand.

Des aides pour financer vos travaux de rénovation énergétique

La réalisation de travaux de rénovation énergétique a un coût, mais il est possible de le modérer ou de mieux le répartir grâce à des aides financières. Il existe ainsi des solutions de prêt à taux préférentiel comme l’éco-prêt à taux zéro, qui va être renforcé en 2022, ainsi que des aides attribuées sous forme de primes telles que la prime énergie TotalEnergies (une somme d’argent versée sur le compte en banque) ou MaPrimeRénov’.

N’hésitez pas à vous renseigner sur les conditions d’éligibilité avant d’amorcer vos travaux.

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