Pourquoi la précarité énergétique ne recule pas ?

Entre un parc de logements souvent détérioré – on compte, en France, 4,8 millions de passoires thermiques – et la hausse des coûts de l’énergie, le nombre de ménages en situation de précarité énergétique reste très élevé : 5,6 millions. Les locataires sont particulièrement touchés. Pourquoi un tel constat ? Comment sortir de cette situation ? Faisons le point.
La rédaction de l'Energie Tout Compris

La précarité énergétique peut se définir comme la difficulté voire l’incapacité à chauffer correctement son logement à un coût acceptable.

5,6 millions de ménages en situation de précarité énergétique

5,6 millions. Tel est le nombre de ménages, en France, en situation de précarité énergétique. C’est le chiffre qui ressort de l’état des lieux de l’ONPE (Observatoire national de la précarité énergétique), publié le 10 novembre 2021 à l’occasion de la Journée de la précarité énergétique. Parmi eux, 3,5 millions consacrent plus de 8 % de leurs revenus à leurs dépenses énergétiques. Mais si ce chiffre n’augmente pas, il ne recule pas pour autant !

Les causes de la précarité énergétique

La précarité s’explique, dans un premier temps, par la vétusté de bon nombre de logements. 4,8 millions de logements sont considérés, en France, comme des passoires thermiques, c’est-à-dire qu’ils sont classés F ou G au DPE (diagnostic de performance énergétique). Ils souffrent la plupart du temps d’un mauvais système de chauffage et d’une mauvaise isolation.

Par ailleurs, les ménages qui y vivent sont souvent les plus modestes. Or, la flambée des prix de l’énergie ces derniers mois n’arrange rien : +59 % pour les prix du gaz depuis janvier et +41 % pour l’électricité entre 2011 et 2020. Résultat : 79 % des ménages estiment que la part de leur budget consacrée aux factures énergétiques est trop importante.

Précarité énergétique : les locataires plus touchés que les propriétaires

Selon une étude de l’ONPE de 2019, les Français plus touchés par ce phénomène sont d’abord les locataires. 36 % de ceux vivant dans un appartement du parc social sont considérés en « précarité énergétique ». C’est également le cas de 25 % des locataires d’un appartement du parc privé. Les locataires d’une maison du parc privé sont, quant à eux, 28 % à être dans cette situation. Chez les propriétaires occupants, 12 % de ceux vivant en maison sont considérés en précarité énergétique, contre 9 % en appartement.

Cet écart entre locataires et propriétaires s’explique par le fait que les locataires ont souvent des revenus plus modestes (notamment les étudiants) et que les aides à la rénovation énergétique sont davantage destinées aux propriétaires.

Comment sortir de la précarité énergétique ?

Pour réduire le nombre de passoires thermiques et améliorer le confort des foyers, l’une des solutions les plus pertinentes est de réaliser des travaux de rénovation énergétique. Il est toutefois important de noter que les rénovations globales offrent des résultats bien plus pertinents, en termes de gains d’énergie, que les gestes de rénovation.

Comme ces travaux représentent des coûts conséquents, différents dispositifs ont été mis en place pour aider les ménages à les engager :

  • MaPrimeRénov’ ;
  • le chèque énergie ;
  • l’éco-prêt à taux zéro ;
  • la TVA à 5,5 % ;
  • les aides des collectivités locales.

L’énergie tout compris vous propose une aide supplémentaire : la prime Énergie, octroyée dans le cadre des CEE (certificats d’économies d’énergie). De leur côté, la plupart des coups de pouce, c’est-à-dire les bonifications de ces aides, ont été arrêtés, notamment le doublement des coups de pouce pour les ménages les plus précaires.

Pour vous aider à réaliser vos travaux et vous permettre de bénéficier des aides les plus avantageuses par rapport à votre situation, L’énergie tout compris vous accompagne !

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