Comment le programme « Habiter mieux » de l’Anah évolue

Le programme « Habiter mieux » de l’Agence nationale de l’habitat a pour objectif d’aider les ménages aux revenus modestes à financer la rénovation énergétique de leur logement. Fin août, un texte détaillant les évolutions du régime des aides de l’Anah et de son programme a été publié au Bulletin officiel des ministères de la Transition écologique et solidaire, et de la Cohésion des territoires.
La rédaction de l'Energie Tout Compris

Le 1er janvier 2020, les ménages français découvraient MaPrimeRénov’ la nouvelle aide gouvernementale. Cette prime unique, née de la fusion entre le Crédit d’impôt pour la transition écologique (CITE) et l’aide « Habiter mieux Agilité » de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), a considérablement fait évoluer l’offre de l’État en matière d’aides pour la rénovation énergétique.

Pourtant, en France, près de cinq millions de logements sont encore considérés, en 2020, comme des passoires thermiques – des bâtiments qui présentent une étiquette énergétique F ou G. Ce nouveau dispositif MaPrimeRénov’ ne marque donc pas pour autant l’arrêt des aides attribuées par l’Anah et de son programme « Habiter mieux ». En 2019, l’organisme a notamment subventionné la rénovation de plus de 155.000 logements, pour un investissement de près d’un milliard d’euros.

200.000 aides MaPrimeRénov’ distribuées en 2020

En 2020, l’Anah entend participer à la rénovation du parc immobilier français à hauteur de 1,4 milliard d’euros, pour une réhabilitation de près de 137.000 habitations. L’organisme table sur la distribution de 200.000 aides MaPrimeRénov’ cette année. Le plan de relance économique permettra d’augmenter prochainement l’enveloppe allouée au déploiement de l’aide pour la porter à 2 milliards d’euros.

Le 26 août dernier, une instruction publiée au Bulletin officiel des ministères de la Transition écologique et solidaire, et de la Cohésion des territoires détaillait les évolutions du régime des aides de l’Anah. Ce document précise notamment que l’objectif des 60.000 logements rénovés énergétiquement en 2020 est maintenu. D’autres détails propres au programme « Habiter mieux » seront également conservés. C’est le cas notamment de l’accompagnement systématique des ménages par un opérateur de l’Anah, ainsi que les caractéristiques portants sur un gain énergétique minimal de 25 % pour les propriétaires occupants et de 35 % pour propriétaires bailleurs et les syndicats de copropriétaires.

Lutter davantage contre les passoires thermiques et la précarité énergétique

La refonte du programme « Habiter mieux », rappelle également l’importance de la lutte contre les passoires thermiques en France. Une enveloppe de 90 millions d’euros supplémentaires est prévue pour accélérer la rénovation des logements les moins bien isolés.

Malgré les différentes aides déployées par le gouvernement français, de nombreux ménages se retrouvent encore en situation de précarité énergétique. Ce statut se traduit par des difficultés à se chauffer convenablement ou à régler ses factures d’énergie. En 2020, plus d’un ménage français sur trois se retrouve confronté à cette problématique.

Le recours au label RGE également obligatoire

Depuis le 1er juillet 2020, l’évolution du programme a également rendu obligatoire le recours au label Reconnu garant de l’environnement (RGE), comme pour les autres programmes d’aides nationaux.

Enfin, la réforme du programme « Habiter mieux » établit les règles de non-cumul du programme Habiter mieux avec l’aide MaPrimeRénov’, et rend possible la valorisation des CEE par les opérateurs chargés des opérations en Maîtrise d’ouvrage d’insertion, permettant un meilleur équilibre financier pour les opérations menées par ces acteurs.