Chaudières à bois : un marché en pleine évolution

La rédaction de l'Energie Tout Compris

Le marché des chaudières à bois explose depuis quelques années. Une étude menée par l’observatoire des énergies renouvelables a démontré qu’en 2018, le marché avait augmenté de 10,1%. Une croissance portée principalement par la vente de chaudières à granulés.

Chaudière à bois

Ces dernières années, le marché des chaudières à bois a grappillé du terrain sur les chaudières à combustible classique. Une étude menée par Observ’ER, l’observatoire des énergies renouvelables, révèle ainsi qu’en 2018, le marché des chaudières à bois a augmenté de 10,1%. Signe que la population est désormais prête à opter pour des énergies alternatives, plus respectueuses de l’environnement.

 

Type de chaudière

Unités vendues en 2016

Unités vendues en 2017

Unités vendues en 2018

Évolution 2017-2018

Chaudières à buches

5.085

5.420

4.600

-15,1%

Chaudières bi-énergie

440

430

455

5,8%

Chaudières à granulés

3.890

4.800

6.900

43,8%

Chaudières à plaquettes

290

250

165

-34%

Chaudières à céréales

100

125

15

-88%

Toutes chaudières à bois

9.805

11.025

12.135

10,1%

 

En 2018, 12.135 chaudières au bois ont été vendues en France. C’est 1.110 de plus que l’année précédente. Cette croissance a été portée en grande partie par l’augmentation du marché des chaudières à granulés, dont les ventes ont explosé (+43,8%). Des chiffres en hausse qui ont permis de soutenir un marché des chaudières à bûches en perte de vitesse en 2018 (-15,1%). Les chaudières à granulés sont d’ailleurs, depuis 2018, majoritaires sur le marché des appareils à bois.

 

Un marché sensible à l’évolution du prix du fioul

Le marché des chaudières est particulièrement sensible aux évolutions du prix du fioul. « Le point saillant pour les chaudières est l’augmentation du prix du fioul. Pour les chaudières à granulés, dès le début d’année 2018, les ventes étaient en hausse car l’augmentation du prix du fioul s’est faite sentir dès l’automne 2017 », explique l’un des acteurs du marché interrogé pour cette étude.

L’augmentation conséquente des ventes de chaudières à granulés est évidemment à mettre en lien avec la diminution des ventes de chaudières à bûches. Nombreux sont les propriétaires de chaudières à bûches à opter pour leur équivalent à granulés, dont le confort et la facilité d’utilisation se rapprochent le plus du système au fioul. « Le déploiement des appareils à granulés accroît le profil des consommateurs intéressés par le bois. Au niveau global, il y a une hausse des ventes d’appareils bois. Des gens ne seraient pas passés au bois s’il n’y avait pas eu de granulés. Quelqu’un qui veut de l’automatisme et de la souplesse ne va pas vers la bûche, et sans le granulé, il serait peut-être allé vers la PAC ou autre, mais pas vers la bûche. À mon avis, la part de vente à granulés a permis de convertir des gens au bois », explique un interviewé.

La chaudière à bûches, victime du succès des granulés

Cette croissance des chaudières à bois permet d’amortir la légère diminution (-1,5%) des ventes de l’ensemble des appareils domestiques qui utilisent le bois comme combustible (chaudières, poêles, foyers fermés et inserts, et cuisinières). Cette baisse générale est à relativiser pour les acteurs du marché, qui l’expliquent par la « cannibalisation » de la bûche par les granulés. Malgré cette baisse de 1,5%, on constate en effet la nette progression de ce combustible pour tous les autres appareils domestiques : +32,2% pour les inserts à granulés, +11,9% pour les poêles à granulés et +18,6% pour les cuisinières à granulés. « Je pense que la croissance des appareils à granulés explique la chute de la bûche, car je ne vois pas de raison que la bûche baisse, si ce n’est que le marché se fait grignoter par le granulé », assure un intervenant de l’étude.

Pour les acteurs du marché bois, cette légère diminution globale de 1,5% s’explique aussi par « la douceur des hivers des dernières années et le prix des énergies fossiles qui reste à des niveaux sensiblement plus bas que lors des années 2012-2013. »

Des aides pour financer sa chaudière à bois

Si les chaudières au bois ont globalement la cote, c’est aussi grâce aux aides financières qui ont été mises en place ces dernières années. Ma Prime Renov, destinée aux ménages aux revenus modérés et très modérés, permet, par exemple, de se voir octroyer une aide de 10.000 euros pour une chaudière à bois neuve alimentée automatiquement ! Pour les ménages aux revenus intermédiaires, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) intervient à hauteur de 4.000 euros sur une chaudière à bois automatique. Les offres Coup de Pouce et l’éco-prêt à taux zéro peuvent eux aussi intervenir dans le cadre d’un remplacement d’une chaudière à bois.

Pour calculer précisément, la prime à laquelle vous avez droit pour l’achat d’une chaudière à bois, rendez-vous sur notre simulateur l’énergie tout compris.