Depuis le 1er janvier 2018 et l’entrée en vigueur de l’arrêté du 22 mars 2017, de nouvelles exigences concernant les caractéristiques thermiques ainsi que la performance énergétique du bâtiment existant s’appliquent en cas de travaux de rénovation énergétique.

 

RT reglementation thermique 2018 : ce qui change

 

Réglementation thermique de l’existant 2018 : qui est concerné ?

Cette nouvelle réglementation thermique, « RT existant 2018 », s’adresse aux personnes désireuses d’effectuer des travaux de rénovation d’un bâtiment existant. Le maître d’ouvrage en charge des travaux se doit d’utiliser des produits aux performances énergétiques et thermiques respectant les nouvelles valeurs minimales mentionnées dans l’arrêté du 22 mars 2017, modifiant ainsi l’arrêté du 3 mai 2007 en vigueur jusque-là.

 

Bon à savoir

En plus de concerner la rénovation énergétique de bâtiments existants, cette RT Existant par élément s’applique également aux :

  • Constructions neuves de maisons individuelles de moins de 50 m2.
  • Extensions de moins de 50 m2.
  • Extensions inférieures à 30 % de l’existant et à 150 m.

Quels types de travaux de rénovation sont concernés par la RT existant 2018 ?

La réglementation thermique de l’existant élément par élément concerne 8 postes de travaux qu’il est possible de réaliser indépendamment les uns des autres selon les besoins et les budgets de chacun : ventilation mécanique, parois opaques, parois vitrées, chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, énergies renouvelables.

 

Rénovation énergétique selon la nouvelle réglementation thermique : des exigences en hausse

Sur les postes de travaux concernés par la nouvelle réglementation thermique de l’existant 2018, plusieurs sont touchés par une augmentation des exigences en matière de performance énergétique et thermique par rapport aux précédentes exigences notifiées dans l’arrêté du 3 mai 2007.

Type de travaux Exigence de la RT de l’existant en vigueur au 1er janvier 2018
Ventilation mécanique Obligation de créer des entrées d’air dans les pièces principales non ventilées.
Parois opaques Hausse des exigences de performances thermiques selon la zone climatique de l’habitation.
Parois vitrées Hausse des valeurs minimales à respecter : Uw ≤ 1,9 W/(m2.K) pour des fenêtres de surface supérieure à 0,5 m2 et nouvelles réglementations pour les portes (≤ 2 W/(m2.K)), les vérandas et les verrières (≤ 2,5 W/(m2.K)).
Chauffage Les chaudières non-étanches à coupe tirage de type B1 ne sont plus autorisées.
Eau chaude sanitaire Aucun changement en termes de performance énergétique par rapport à l’arrêté du 3 mai 2007.
Refroidissement Les climatiseurs et refroidisseurs de liquide à compression d’une puissance supérieure à 12 kW doivent avoir un niveau de rendement énergétique en mode froid (EER) placé entre 2,6 et 3, selon le type d’équipement installé.
Éclairage

- Lorsque le local est inoccupé, extinction automatique de l'éclairage dans les bâtiments tertiaires, et parc de stationnements et parties communes du tertiaires ou du résidentiel collectif ;

- Gradation en fonction de l’éclairage naturel obligatoire pour les bâtiments tertiaires;

- Puissance maximale installée pour l'éclairage général, par tranche de 100 lux, de 1,6 W/m2 de surface utile pour les bâtiments tertiaires (soit par exemple 8 W/mpour 500 lux).

 

Énergies renouvelables Aucun changement en termes de performance énergétique par rapport à l’arrêté du 3 mai 2007.

 

Bon à savoir

Ces nouvelles exigences de performance varient selon 3 zones climatiques : H1, H2 et H3. Il convient de se référer au découpage annoncé par l’arrêté du 22 mars 2017 avant de se lancer dans les travaux de rénovation.

 

 

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