Acheter une maison ou un appartement, au-delà de vous constituer un patrimoine, peut vous permettre de bénéficier de réductions d’impôts intéressantes. Plusieurs dispositifs de défiscalisation s’offrent à vous, chacun avec ses avantages et inconvénients. Découvrez 5 façons de réduire vos impôts grâce un investissement dans un bien immobilier.

 

Bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE)

Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) permet, depuis 2014, de bénéficier d’un crédit d’impôt sur le revenu en cas de travaux visant à améliorer la performance énergétique d’une habitation. Un contribuable réalisant ces améliorations peut ainsi profiter d’un crédit d’impôt atteignant jusqu’à 30 % du montant des travaux entrepris.

Seuls certains travaux sont concernés par le CITE, un crédit d’impôt susceptible d’évoluer chaque année. Ils doivent notamment concerner :

  • Les installations de chauffage ;
  • L’isolation ;
  • La production d’énergie renouvelable ;
  • Le raccordement à un réseau de chaleur ;
  • L’installation d’une borne pour voiture électrique, etc.

À noter que le logement doit avoir été construit depuis plus de deux ans et que les travaux doivent impérativement être réalisés par un professionnel reconnu garant de l'environnement (label RGE).

Réaliser un investissement locatif dans le neuf

Si vous faites le choix d’investir dans de l’immobilier neuf, le dispositif le plus fréquemment sollicité reste la loi Pinel, mise en place depuis le 1er septembre 2014 en remplacement de la loi Duflot. Si le dispositif Pinel séduit les investisseurs et contribuables, c’est avant tout grâce à la souplesse qu’il propose. En effet, il permet de déduire une part de son bien de ses impôts, jusqu’à 300 000 euros, en fonction de la durée de location. Ainsi, pour une location de :

  • 6 ans : déduction de 12 %, soit 36 000 euros au maximum ;
  • 9 ans : déduction de 18 %, soit 54 000 euros au maximum ;
  • 12 ans : déduction de 21 %, soit 63 000 euros au maximum.

Investir dans l’ancien en loi Cosse

Autre possibilité de réduire ses impôts en réalisant un investissement locatif dans l’ancien : la loi Cosse. La location d’un bien immobilier ancien, à prix réduit, pendant une durée minimale de six ans, peut vous permettre de déduire entre 15 % et 85 % des loyers perçus de vos impôts. Le dispositif Coste présente également l’avantage d’un investissement moins important que pour un bien classé au titre des monuments historiques et n’implique pas nécessairement de rénovation.

Bénéficier des déficits fonciers

En cas d’investissement dans l’ancien et de réalisation de travaux, il peut être intéressant de miser sur le déficit foncier. Celui-ci s’applique lorsque le montant des charges annuelles de propriété est supérieur aux loyers perçus. Si tel est votre cas, vous pouvez déduire le déficit foncier de vos impôts, dans la limite de 10 700 euros par an. Toutefois, le solde restant peut être reporté sur les années suivantes, jusqu’à dix ans concernant les revenus fonciers.

Par exemple, si vous avez réalisé 30 000 euros de travaux dans votre bien ancien, vous pouvez déduire 10 700 euros de vos revenus la première année, à nouveau 10 700 euros l’année suivante, puis 8 600 euros la troisième année. Les intérêts d’emprunt sont, eux aussi, déductibles.

Opter pour le démembrement de propriété

Le démembrement de propriété divise le bien en deux parties distinctes :

  • l’usufruit, soit le droit d’usage du bien, permettant d’y vivre et/ou de percevoir des revenus locatifs ;
  • la nue-propriété, c’est-à-dire le droit de jouir du bien, d’engager des travaux, ou de le vendre.

C’est de cette deuxième partie, la nue-propriété, dont vous bénéficierez, en achetant le bien et en laissant l’usufruit (15 ans, par exemple) à un bailleur ou organisme extérieur. Pendant cette période, vous ne paierez aucun impôt sur le bien immobilier, et la nue-propriété ne sera pas prise en compte dans le calcul de l’Impôt sur la fortune immobilière (anciennement l’Impôt sur la fortune).

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