Le 22 décembre 2016, Ségolène Royal, alors ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, inaugurait la première route solaire de France à Tourouvre-au-Perche (département de l’Orne). Retour sur les objectifs du projet et bilan énergétique un peu plus d’un an après sa mise en service.

Route solaire Normandie, le bilan après un an

La route solaire : un nouveau moyen pour produire de l’électricité « verte »

Il y a un peu plus d’un an, la Normandie était la première zone de France à accueillir un tronçon de route d’un kilomètre (environ 2 800 m2) équipé de panneaux photovoltaïques visant à produire de l’électricité verte. Ce type d’implantation avait été choisi afin d’éviter d’investir les terres agricoles.

Pour favoriser la durabilité des panneaux photovoltaïques et éviter une dégradation prématurée, ils sont protégés par une résine. Ils peuvent ainsi supporter le passage quotidien de véhicules.

Qu’en est-il de la route solaire un peu plus d’un an après son inauguration ?

Que faut-il retenir sur la première année l’exploitation de la route solaire de Tourouvre ? 

Des résultats encourageants

En un an, la route solaire normande a produit 149,4 MWh d’électricité, soit environ 418,3 trajets Paris-Alençon en voiture électrique. Cela représente 53 % de l’objectif fixé. Selon Wattway, porteur du projet, les résultats seraient nettement plus positifs et se chiffreraient davantage à 85 % si l’on prend uniquement en considération les dalles photovoltaïques n’ayant pas subi de problème impactant leur production d’électricité verte. En effet, certaines dalles ont disjoncté en raison des orages au cours de la première année d’exploitation du dispositif.  

Autre point positif, la résistance des dalles photovoltaïques. Seulement 5 % d’entre elles ont été remplacés au cours de la première année. Cette donnée présente un intérêt certain par rapport à la pérennité de cette solution de production d’électricité verte.

Les améliorations attendues

Si les résultats de la première route solaire normande sont relativement encourageants en ce qui concerne la production d’électricité verte, des progrès restent à faire, principalement en matière de coût. La production d’électricité via la route solaire coûterait en effet 17 fois plus cher que la production d’électricité solaire par des moyens « classiques ». L’objectif est donc de faire diminuer les coûts avant la commercialisation du dispositif, prévue pour 2019.

Du côté des habitants, des améliorations seraient attendues en matière de confort acoustique. En effet, le passage de véhicules sur les panneaux photovoltaïques est source de nuisance pour les personnes résidant à proximité. Cette problématique a rapidement été adressée par Wattway qui a proposé le test d’une nouvelle génération de dalle. 

 

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