Plusieurs éléments doivent être pris en compte pour assurer l’étanchéité à l’air d’un logement : découvrez comment procéder, avec L’énergie tout compris.

Qu’est-ce qui influence l’étanchéité à l’air d’une construction ?
Isolation thermique d’une maison : garantir l’étanchéité à l’air

L’étanchéité à l’air d’une maison ou d’un appartement a un impact considérable sur le confort de ses habitants, mais également sur leur consommation énergétique. En effet, plus l’air s’infiltre à travers les interstices des cloisons, plus il est nécessaire de chauffer le logement en hiver ou de le climatiser en été. Une attention particulière doit donc être portée au traitement de certains points sensibles :

  • la jonction des façades avec la toiture et le plancher, ainsi que les angles et arêtes des murs ;
  • la jonction des façades avec les refends (murs porteurs) ;
  • la jonction des façades avec les ouvertures, comme les portes, les fenêtres ou les vasistas ;
  • le passage des câbles électriques, des canalisations et des différents conduits ;
  • les prises et les interrupteurs ;
  • les coffres de volets roulants ;
  • les trappes d’accès aux combles, à la cave et/ou au sous-sol.

En fonction du bâtiment, le traitement de l’étanchéité à l’air s’effectuera différemment. Les structures en bois par exemple associent à la fois isolation thermique et imperméabilité à l’air. Pour les constructions en parpaing et en brique toutefois, si le gros œuvre assure en principe l’étanchéité à l’air des parois, il est fréquent que des défauts de construction fassent apparaître une mauvaise jonction entre un mur et le plancher ou la toiture.

Isolation thermique d’une maison : les solutions qui existent

L’étanchéité à l’air d’un bâtiment passe par l’installation de systèmes adaptés, tels que des écrans ou des membranes isolantes, fixés à l’aide d’adhésifs (joints ou mastic d’étanchéité). C’est de la qualité de ces matériaux et de leur mise en place que dépend la bonne isolation thermique d’une maison ainsi que sa performance énergétique. Selon le matériau qui compose la paroi traitée, différentes solutions existent :

  • des systèmes complets, qui allient une isolation performante, des membranes d’étanchéité et un pare-vapeur ;
  • des systèmes de pare-vapeur, qui isolent à la fois de l’air et de la vapeur d’eau ;
  • des adhésifs adaptés et durables, des œillets, des joints de calfeutrement, des boîtiers étanches, des mastics acryliques, des mousses résilientes, etc.

Il convient de mesurer, au début et au cours du chantier, l’étanchéité à l’air du logement, puis de faire valider ses performances à la fin du chantier par un expert pour les comparer aux exigences réglementaires.

Si le chantier ne concerne pas un logement neuf mais qu’il s’agit d’une rénovation, il n’existe pas d’obligations réglementaires quant à l’imperméabilité à l’air. Il est néanmoins conseillé de traquer les fuites et les brèches dans la construction, pour éviter les courants d’air désagréables en hiver, et les déperditions thermiques tout au long de l’année.

L’isolation thermique d’une maison rénovée passe presque systématiquement par la réfection du toit. En effet, les toitures anciennes sont souvent insuffisamment ou mal isolées ; l’isolation thermique des combles devient donc obligatoire pour garantir des performances énergétiques convenables, et réaliser des économies considérables. 

 

Pour aller plus loin : 

 

Sur le même thème