Les travaux d’entretien et de rénovation de chauffage ont représenté une dépense totale de 4 351 millions d’euros HT, générée par 1,6 millions de foyers français en 2013.

L’enquête menée par l’Open de l’Ademe (l’Observatoire permanent de l’amélioration énergétique du logement) dresse le bilan de ces travaux et passe en revue les différentes interventions, ainsi que leur temps de réalisation.

Rénovation de chauffage : que choisissent les Français ?

En matière de rénovation de chauffage, l’Open de l’Ademe classe les travaux réalisés en trois catégories :

  • La catégorie minimum, qui consiste à installer un convecteur électrique, un radiateur à inertie, à fluide ou à accumulation, ou encore une chaudière standard. Cette catégorie représente 30,5% des travaux en 2013, contre 29,7% en 2011 ;
  • La catégorie médium, qui inclue la pose de panneaux ou de planchers rayonnants et l’installation d’une chaudière basse température ou biomasse. Cette catégorie représente la majorité des travaux de rénovation de chauffage, avec 40,9% des interventions contre 36,3% en 2011 ;
  • La catégorie optimum, qui regroupe l’installation d’une chaudière à condensation, d’une PAC et d’une installation biomasse et solaire. 28,6% des ménages ont opté pour ce type de chauffage, alors qu’ils étaient 34% deux ans auparavant. Selon l’Ademe, le recul des travaux de catégorie optimum s’expliquerait par un recours moins important aux pompes à chaleur.

Toujours selon la même enquête, les ménages font de moins en moins appel à des professionnels du bâtiment pour leurs travaux. Ils étaient en effet 94,7% à y avoir recours en 2008, 93,9% en 2010 et  90,9% en 2013. Une donnée regrettable lorsque l’on sait qu’en 2015, il est obligatoire de faire appel à un professionnel RGE (Reconnu garant de l’environnement) pour accéder à diverses aides financières comme l’éco-prêt à taux zéro ou encore le CITE.

Autre caractéristique extraite de l’étude : les ménages ont tendance à étaler leurs travaux de rénovation de chauffage sur plusieurs années. En 2013, les rénovations « en une seule fois » sont en effet en baisse de 33% par rapport à 2011, tandis que les travaux « par étape » se multiplient.

Ces deux constats sont indiscutablement liés à la crise, qui pèse sur les finances et les choix des Français. Pour preuve, le montant moyen des travaux d’amélioration énergétique est en baisse, avec une estimation à 5 210 € TTC en 2013. Les travaux d’un coût inférieur à 5 000 € représentent par ailleurs 65% de tous les travaux menés. En règle générale, les travaux d’urgence liés à des réparations ont pris le pas sur des travaux destinés à réaliser des économies sur le long terme.

 

 

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