Le 17 août 2015, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte a été promulguée : elle fixe les objectifs du nouveau modèle énergétique bas-carbone français à atteindre secteur par secteur d’ici 2050. Quelle est donc la stratégie nationale pour mettre en application ce nouveau modèle ?

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Vers des transports bas-carbone
Stratégie nationale bas-carbone - L’énergie tout compris

En 2013, 27 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenaient des transports. L’objectif est donc de réduire les émissions d’au moins 70 % en s’appuyant sur plusieurs leviers pour appliquer la stratégie bas-carbone :

  • Réduire la consommation énergétique des véhicules vendus en 2030 à 2 litres aux 100 kilomètres en moyenne au lieu de 4 litres actuellement ;
  • Déployer des infrastructures de ravitaillement pour les véhicules électriques et de livraison de gaz naturel pour véhicules ;
  • Maîtriser la mobilité des individus en favorisant l’urbanisme, le télétravail et le covoiturage ;
  • Privilégier l’usage des transports non-routiers et non-aériens ;
  • Améliorer le taux de chargement des véhicules, en particulier pour le transport des marchandises.

Des bâtiments bas-carbone

Avec 20 % des émissions de GES en 2013 (voire 25 % en incluant celles liées à la production électrique et à la chaleur), le secteur du bâtiment doit aussi réduire ses émissions d’au moins 87 %. Pour atteindre cet objectif fixé par la loi sur la transition énergétique, plusieurs actions seront mises en place pour la stratégie bas-carbone :

  • Construire des bâtiments neufs respectant les réglementations 2012 ;
  • Encourager la rénovation énergétique afin de disposer d’un parc immobilier rénové respectant en 2050 les normes « BBC rénovation » (Bâtiment basse consommation) ;
  • Entreprendre des actions d’information auprès des utilisateurs pour améliorer leur consommation électrique.

Transition énergétique et secteur primaire

Émettrice de 19 % des GES, l’agriculture doit diviser par deux ses émissions d’ici 2050 tout en garantissant la sécurité alimentaire et en préservant l’environnement. Plusieurs pistes sont envisagées comme la diversification culturale, l’emploi des engrais organiques pour assurer sa transition énergétique. Par ailleurs, le secteur forestier compense entre 15 et 20 % des émissions nationales de GES. Pour augmenter son efficacité dans le cadre de la stratégie bas carbone, la promotion de la gestion groupée des parcelles ou la valorisation des déchets issus de la production forestière font partie des axes pour atteindre ces objectifs.

Vers un secteur industriel bas-carbone ? 

18 % des émissions proviennent de l’industrie : elles doivent baisser d’au-moins 75 % selon la loi sur la transition énergétique. Même si des pistes sont identifiées comme la maîtrise des besoins en énergie et en matière, l’utilisation de matériaux bio-sourcés, l’Ademe souligne que les entreprises consacrent leur capacité d’investissement à l’amélioration de la productivité et non aux économies d’énergie.

Décarbonisation du secteur énergétique

D’ici 2050, cet objectif ambitieux devra s’appliquer en évitant d’investir dans les centrales thermiques fossiles et en intégrant de plus en plus les EnR (énergies renouvelables) dans le mix énergétique.

Amélioration du traitement des déchets

4 % des émissions des GES proviennent du secteur du traitement des déchets : elles devront baisser d’au moins 80 % d’ici 2050 en :

  • réduisant la production de déchets, en particulier en augmentant la durée de vie des produits et en limitant le gaspillage ;
  • recyclant les déchets ;
  • développant la valorisation énergétique des déchets…

Toutes ces actions contribueront à développer un modèle d’économie circulaire bas-carbone.

Pour aller plus loin : 

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