Pour la première fois en 10 ans, la France observe une hausse de ses émissions de CO2 liées aux transports. La baisse du prix des carburants tout au long de l’année 2015, un parc automobile qui s’est agrandi ont entraîné une consommation plus importante de carburant, favorisant les émissions de gaz à effet de serre.

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Émissions de CO2 : la France régresse

L’année 2015 a vu les cours du pétrole baisser de manière drastique pour atteindre des taux records, à 37,70 $ le baril en décembre contre 100 $ en décembre 2014. Cette dégringolade des prix, associée à une augmentation notoire des ventes de véhicules en France, a naturellement engendré une hausse de la circulation routière à hauteur de 2,2 % sur l’année, selon le ministère de l’environnement.

Tout aussi logiquement, cette augmentation de la circulation a provoqué une hausse des émissions de CO2 générées par le secteur des transports. Ces émissions, qui représentaient déjà 30 % des émissions totales du pays, ont ainsi augmenté de 0,9 %, alors qu’elles étaient en baisse de 0,7 % en moyenne depuis 2004.

Une hausse des émissions de CO2 qui tombe mal

En France, les émissions de CO2 émanant des transports se chiffrent à environ 2 tonnes équivalent CO2 par habitant. La loi de transition énergétique prévoit des émissions égales à 2 tonnes équivalent CO2 par habitant, pour l’ensemble des secteurs. Un objectif qui semble aujourd’hui difficilement atteignable.

Cette hausse malheureuse intervient alors que l’Hexagone a adopté en août 2015 la loi de transition énergétique pour la croissance verte, portée par la Ministre Ségolène Royal et amenée à grand renfort de résolutions ambitieuses concernant l’environnement, l’usage des énergies vertes, la réduction de l’empreinte écologique des Français et la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Elle intervient également l’année où la France a accueilli la COP21, réunion planétaire destinée à trouver un accord pour limiter le réchauffement de la planète sous le seuil de 2 °C.

Le gouvernement reste pourtant optimiste quant à une baisse prochaine des émissions de CO2 en France. Le ministère de l’environnement table ainsi sur la mise en place du malus sur les véhicules les plus polluants et sur la multiplication des points de recharge pour les voitures électriques d’ici 2030 pour limiter l’impact des transports sur les émissions polluantes.

 

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