La région Grand Est met tout en œuvre pour remplir l’objectif que s’est fixé l’Etat à l’horizon 2020 : 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation du pays. En ce sens, pas moins de 78 installations de méthanisation connectées font de la région Grand Est un modèle à suivre. Explications.

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Le gaz vert, c’est quoi ?

Le gaz vert, ou biométhane, est un biogaz produit à partir de la fermentation de déchets industriels, agricoles ou ménagers. Il peut également être élaboré à partir des boues de station d’épuration. Son usage est similaire à celui du gaz naturel : chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson, carburant…

Ce gaz 100 % renouvelable présente de nombreux avantages :

  • Valoriser la récupération de déchets pour produire une énergie verte ;
  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre et faire avancer la transition énergétique ;
  • Remplacer les engrais chimiques par des engrais organiques afin de bonifier la qualité des sols.

La région du Grand Est montre l’exemple

En juin dernier, le salon Expobiogaz (qui réunit chaque année tous les producteurs et utilisateurs professionnels de la filière biogaz) a pris ses quartiers à Strasbourg pour la toute première fois. L’exposition étant habituellement localisée à Paris, les organisateurs n’ont pas choisi la capitale historique d’Alsace au hasard. Bien au contraire, ils ont voulu montrer à toutes les régions françaises que le Grand Est est un exemple à suivre en matière de biogaz. Et pour cause, pas moins de 78 installations de méthanisation connectées (en projet ou opérationnelles) sont localisées dans la région (37 en Champagne-Ardenne, 31 en Lorraine et 10 en Alsace).

Le Grand Est peut également se vanter de compter un tiers des installations de méthanisation raccordées au réseau GRDF (5 sur 15 précisément). L’objectif à moyen terme est d’atteindre 100 sites d’injection d’ici 2018.

Biogaz : la France prend du retard sur ses voisins européens

Certes, la région Grand Est met tout en œuvre pour produire un maximum de biométhane mais cela ne suffit pas à faire de l’Hexagone un pays exemplaire en la matière. À en croire l’étude réalisée récemment par le cabinet Sia Partners pour le think tank France Biométhane, la France se place au 8e rang des pays européens qui injectent le plus de biométhanes avec « seulement » 82 gigawattheurs (GWh) injectés en 2015, contre 10 000 GWh pour l’Allemagne ou 2 000 GWh pour le Royaume-Uni.

Pour gagner des places dans le classement, il va falloir que toutes les régions françaises prennent exemple sur le Grand Est et que les installations méthanisées se développent rapidement sur le territoire. Sinon, l’objectif des 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation du pays d’ici 4 ans risque d’être difficilement réalisable.

 

Le saviez-vous ?

Le biométhane est le carburant durable par essence puisqu’il réduit de 98 % les émissions de gaz à effet de serre comparé à l’essence et au gazole.

 

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