Le contrat de performance énergétique en logement social

Un contrat de performance énergétique a été signé entre le bailleur social Logirep et un groupement d’entreprises. L’objectif initial était de réduire la consommation énergétique de 40% par an pour 231 logements sociaux. Le bilan réalisé au terme de la première année d’exploitation (octobre 2012 – octobre 2013) montre que cet objectif a été largement atteint et même dépassé. 9 millions d’euros (4 millions pour la rénovation énergétique et 5 pour la réhabilitation interne des logements) ont été dépensés pour ce projet.

Au lancement du projet, Logirep émet son premier appel d’offre pour la conception, réalisation et maintenance énergétique d’une résidence HLM située à Vitry sur Seine (Val-de-Marne).  Les travaux visent 231 logements construits en 1 965 et répartis en trois bâtiments autour d’un jardin. Aucune réhabilitation lourde n’avait eu lieu auparavant.

La première étape passe par la réalisation d’un diagnostic énergétique des bâtiments permettant de déterminer la situation initiale, d’estimer la faisabilité des travaux énergétiques, et de quantifier les économies d’énergies potentielles sur le chauffage et l’eau chaude sanitaire (30%). Ce chiffre a permis d’imposer un minimum à respecter en phase d’appel d’offres. Ce sont l’agence d’architecture Lair et Roynette, le bureau d’études CET, deux entités du groupe Bouygues construction, l’entreprise Brézillon et le spécialiste de l’exploitation-maintenance Cogemex qui ont été retenus.

L’objet du contrat entre ces différentes parties se centre sur les travaux de réhabilitation et d’exploitation des installations énergétiques sur quatre années. La réduction de consommation énergétique retenue est de 40%, soit 10% de plus que la valeur établie lors du diagnostic de performance énergétique. Plusieurs simulations thermiques dynamiques ont été ensuite établies, dans le but de définir parfaitement le périmètre des besoins. Ainsi, Les autres termes du contrat prévoient :

- Un ajustement des consommations de référence par rapport aux données climatiques ;

- Une température moyenne de 16 à 21°C dans les logements ;

- Une consommation de chaleur par m3 d’eau chaude sanitaire ;

- Une vérification annuelle effectuée sur le compteur de chaleur du réseau urbain.

Un bouquet de travaux a été défini en fonctions de ces objectifs : isolation thermique des façades, ventilation, rééquilibrage des réseaux de chauffage, et pose de panneaux solaires thermiques pour la production d’eau chaude sanitaire.

Afin de s’assurer du respect des résultats des études, les travaux ont été hautement surveillés. Des calculs intermédiaires de simulations thermiques dynamiques ont été imposés en cas de demande de changement de matériaux. De même, rien n’a été laissé au hasard quant à la sensibilisation des sous-traitants aux enjeux de ce chantier. Enfin, des essais d’étanchéité à l’air et des mesures à la caméra thermique ont été réalisés, avant réception des travaux.

Le bilan après un an d’exploitation est très positif, puisque l’objectif des 40% du contrat a été dépassé. On compte 53% d’économies de chauffage et d’eau chaude. Ces bons résultats s’expliquent en partie par une étanchéité à l’air plus performante que prévue, et des locataires sensibilisés à l’efficacité énergétique et donc plus soucieux de leur consommation personnelle.

En cas de non-atteinte de l’objectif, la totalité de la surconsommation est prise en charge par le groupement des artisans. Si comme c’est le cas, la finalité est dépassée, le gain est partagé avec le maître d’ouvrage. Enfin, les locataires sont redevables de 12€ en moyenne, relevés sur leur quittance. Ce montant correspond à la moitié de l’économie de charges espérée grâce à la réalisation des travaux de rénovation énergétique. À Vitry-sur-Seine, 40€ d’économies en moyenne par logement ont été atteints, soit une réduction totale de 28€ sur chaque quittance.

Un bilan qui rassure et qui encourage d’autres projets de rénovation énergétique en logement social.

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