En mer, le vent souffle plus fort et plus régulièrement. Il est donc logique de voir l’éolien se tourner vers le large pour tirer profit de cette énergie verte et de son potentiel pour les décennies à venir. Mais quelles différences existent entre la traditionnelle éolienne posée en mer, sur le modèle terrestre, et l’éolienne flottante, en plein développement ? Vers quelle technologie se tourner dans l’avenir ? La comparaison de L’énergie tout compris.

L’éolien flottant vs l’éolien posé : quelles différences ?

Éolien flottant vs éolien posé : différence d’implantation

L’éolien offshore (comprendre, en mer) posé se rapproche des structures terrestres dans son implantation. L’éolienne est donc ancrée à une fondation, elle-même fixée au plateau continental. Son installation nécessite des travaux importants sur place, et des navires spécialisés pour l’opération.

Dans le cas de l’éolien offshore flottant, plutôt que d’avoir à créer des fondations sous-marines, l’éolienne est munie de flotteurs à sa base. Le flotteur peut, lui, par exemple, être relié au fond par de simples lignes d’ancrage. De même, son montage peut être réalisé au port pour être remorqué ensuite sur le site.

Éolien flottant vs éolien posé : différence de profondeur

Les structures posées peuvent être implantées entre 40 et 50 m de profondeur maximum. Une distance forcément limitée, notamment en France, car aussi bien en Méditerranée qu’en Atlantique, les 50 m sont très vite atteints.

L’un des gros avantages du flottant, c’est que l’éolienne peut être installée dans des zones situées entre 50 et 300 m de profondeur. Ainsi, la structure peut être mise en place plus loin des côtes, dans des zones où le vent est plus stable et souffle plus fort.

 

Éolien flottant vs éolien posé : différence de fiabilité

L’éolien flottant a encore besoin de certitudes. Les vagues risquent-elles de provoquer une usure plus rapide des différentes pièces de l’éolienne ? Comment concevoir un flotteur stable afin que la tête du mât ne souffre pas ? Ou plus simplement, combien ça coûte ? Aucune somme n’a été avancée mais plusieurs bureaux d’études font état de plusieurs dizaines de millions d’euros par flotteur. Les premiers projets mis à l’eau permettront d’éclairer ces zones d’ombre.

Actuellement, pouvant s’appuyer sur une technologie sûre et connue, l’éolien posé se présente comme la solution la plus fiable et au point des énergies marines renouvelables (EMR). Le système est rodé : l’énergie du vent est transformée en énergie mécanique puis, grâce à des turbines, en énergie électrique.

Éolien flottant vs éolien posé : différence de potentiel

S’il n’y a pas photo à l’heure actuelle, le constat devrait sensiblement s’inverser, vraisemblablement à l’horizon 2050, au plus tard. C’est en tout cas l’objectif que se fixent plusieurs pays européens dont la France. Les premières de ces nouvelles structures pourraient être raccordées au réseau électrique entre 2018 et 2020.

Côté potentiel techniquement exploitable, les différences (estimées) entre éolien flottant et posé sont parlantes. En Europe, on parle de 600 Gigawatt (GW) pour le flottant contre 250 pour le posé. En France, le potentiel est de 50 GW contre 15 actuellement. Autre volonté, à terme : que le développement de l’éolien flottant réduise le prix du Mégawatt (MW), en passant de 170 € le MW pour le posé à 110 ou 130 € pour sa cousine nouvelle génération. Mais il faudra encore bien du temps avant de concurrencer l’éolien terrestre qui affiche un coût de 82 € le MW.

 

 

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