Le 15 mars 2017, les tout premiers labels « E+C- » étaient décernés à sept bâtiments à énergie positive (Bepos). Un premier pas expérimental en vue de la future réglementation thermique de 2020.

Label pour les bâtiments à énergie positive

« E+C- », un label unique au monde

C’est le 17 novembre 2016 que le label « E+C- », pour « Énergie positive et réduction carbone », a officiellement été lancé par Emmanuelle Cosse, la ministre du Logement et de l’Habitat durable, en présence de près de 1 500 professionnels du bâtiment.

Ce label unique au monde découle de la signature de l’Accord de Paris sur le climat, le 12 décembre 2015. Son comité de pilotage est coprésidé par l’État et Christian Baffy, président du Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE).

Si « E+C- » est, pour l’heure, encore expérimental, il sera amené à être modifié au cours des prochains mois et années. Mais ce nouveau label est surtout tourné vers l’avenir plus vert avec notamment deux dates importantes, à court terme.

Dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (17 août 2015), l’État s’est en effet engagé à créer une réglementation pour les bâtiments bas carbone dès 2018, et de développer les bâtiments à énergie positive à partir de 2020, date de la future réglementation thermique.

Un label exigeant pour des bâtiments exemplaires

Le label « Énergie positive et réduction carbone » s’inscrit dans une démarche de développement durable, et met la barre haute.

Quatre niveaux d’exigence énergétique

Quatre niveaux d’exigence ont été mis en place concernant la partie énergie. Toutes les exigences techniques sont d’ailleurs détaillées sur le site du ministère du Logement. À titre d’exemple, le plus haut niveau, « Énergie 4 » correspond à un bâtiment à énergie positive qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Vers une baisse de l’empreinte carbone

Coté carbone, le secteur de la construction est particulièrement concerné. En France, selon le ministère du Logement, « plus de 25 % des émissions de CO2 sont liées à la consommation d’énergie des bâtiments » et « 44 % de l’énergie consommée provient du secteur du bâtiment (31,3 % pour les transports) ».

Le label « E+C- » viendra ainsi récompenser des bâtisses exemplaires, à faible empreinte carbone, et maîtrisant ses émissions de gaz à effet de serre.

Une expérimentation ouverte aux volontaires

Un autre des objectifs est de porter le secteur du bâtiment et de l’inscrire comme l’un des fers de lance de la lutte contre le dérèglement climatique. En clair, le label « Énergie positive et réduction carbone » montre la voie vers ce quoi doivent tendre tous les futurs bâtiments neufs.

Si le projet n’est encore que dans sa phase d’expérimentation, l’État encourage les professionnels qui le souhaiteraient à se porter volontaire afin de tester aujourd’hui la réglementation de demain. Un moyen aussi pour le comité de pilotage d’avoir des retours en matière de faisabilité, de délai et de coût pour toutes ces nouvelles normes ambitieuses.

 

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