Pour la rénovation énergétique de votre logement, il est important de faire appel aux artisans les plus qualifiés. Le dispositif RGE a été mis en place en ce sens. Afin de reconnaître un professionnel qualifié, il faut vérifier qu’il est porteur d’un signe de qualité correspondant aux travaux que vous souhaitez entreprendre.

Toutefois, les signes, labels et autres qualifications se sont multipliés ces dernières années, créant de plus en plus de confusion dans l’esprit des particuliers souhaitant réaliser ce type de travaux. À ce titre, L’énergie tout compris vous accompagne et décrypte pour vous les avantages et limites de ces signes. 

Les caractéristiques mises en avant par les qualifications RGE
RGE : Panorama des différentes catégories de qualifications

Une qualification doit être la garantie d’une habitation saine, économe et respectueuse de l’environnement. Selon les types de signes, différentes caractéristiques sont mises en avant et contrôlées. L’Ademe, on en compte principalement trois :

  • La qualité de la construction ;
  • Les performances énergétiques de la construction ;
  • Les qualités environnementales de la construction. 

Les différentes catégories de signes

1. Les accréditations

Afin de vérifier l’expertise et l’indépendance des organismes délivrant des certifications, le COFRAC (Comité français d’accréditation) délivre une accréditation une fois tous les contrôles effectués. Les deux points essentiellement vérifiés sont :

  • L’objectivité ;
  • L’aptitude à délivrer des signes de qualités, tels que des labels publics.

2. Les certifications

Les certifications émanent d’organismes officiels et indépendants qui ont été accrédités. Ils valident un référentiel réglementaire (le référentiel de certification), ou une norme portée par une instance associative ou privée. Le référentiel ou la norme doivent être reconnus par les pouvoirs publics afin que leur soit appliquée l’éco-conditionnalité des aides financières. Ils organisent directement des contrôles sur les bâtiments. Ils en vérifient les caractéristiques, et interrogent les personnes ayant acquis un logement certifié. Il s’agit d’une démarche volontaire de la part de l’artisan mais encadrée par la loi. C’est un service payant et conforme à un cahier des charges. Il peut être reconnu et ouvrir droit à un logo.

Les organismes délivrant des certifications sont eux-mêmes contrôlés afin d'obtenir une accréditation leur permettant de délivrer des certifications. Cela permet d'attester de leur compétence et de leur indépendance.

Notez que les référentiels de certification évoluent avec la réglementation

3Les labels publics

Les labels publics découlent d’une réglementation et d’une certification. Ils doivent être délivrés par des organismes de certification officiels accrédités par le COFRAC, et ayant passé une convention avec l’État. Ce n’est pas le cas des labels privés. Les labels publics permettent de reconnaître un logement dont l’efficacité énergétique a été vérifiée. Ils donnent accès aux aides financières publiques, ainsi qu’à des avantages fiscaux.

Il s’agit d’un service payant et conforme à un cahier des charges. Il peut être reconnu et ouvrir droit à un logo.  Retrouvez la liste de ces labels dans notre article consacré aux signes de qualité RGE.

4. Les labels privés

Ils ne sont pas toujours officiels et se fondent plus sur une stratégie marketing que sur une réglementation officielle. L’engagement sur lequel ils se basent (chartes, déclarations, etc.) n’est pas toujours vérifiable. Il doit posséder les qualités détaillées dans un référentiel qui n’est pas officiel. Les critères d’attribution sont moins stricts que pour un label public. Le signe peut être délivré par un organisme non agréé, et les modalités d’attribution peuvent varier. 

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