En quoi consistent les politiques publiques de rénovation énergétique ?
Selon l’Union Française de l’Electricité (association des professionnels de l’électricité), 500 milliards d’euros d’investissements privés et publics dans la rénovation énergétique sont nécessaires d’ici 2020 afin d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement (réduction de plus d’un tiers de la consommation d’énergie des bâtiments existants dans le tertiaire et le résidentiel à l’horizon 2020).

 L’Institut Montaigne dans son rapport « Habitat pour une transition énergétique ambitieuse» (2013), précise les trois piliers sur lesquels les pouvoir publics devront agir afin d’atteindre ces objectifs :

  • Le renouvellement  des  équipements « anciens »  (surtout de chauffage) par des équipements plus économes en énergie,
  • L’isolation des bâtiments
  • L’amélioration des comportements des consommateurs d’énergies (particuliers et entreprises).

 

Le renouvellement des équipements

La performance énergétique des appareils de production de chaleur et d'eau chaude s’est considérablement améliorée ces dernières années. Ils rendent le même service que les anciens modèles tout en réclamant beaucoup moins d'électricité, de gaz ou de fioul pour assurer leur fonctionnement. Par exemple, selon l’Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), les chaudières fioul à condensation permettent de consommer 30% en moins de combustible par rapport à un modèle de chaudière de plus de 20 ans.

 

L’isolation des bâtiments

 

L’efficacité énergétique d’un bâtiment dépend également de sa capacité à limiter les pertes de chaleurs avec l’extérieur, on parle de « ponts thermiques ». Une bonne isolation du bâtiment permet ainsi de maintenir la température intérieure lorsque la température extérieure baisse. Cela passe par un renforcement de l'isolation des murs, des toitures, des sols, des combles non habités et des surfaces vitrées.

 

L’amélioration des comportements des consommateurs d’énergies

 

Enfin, les performances d’un bâtiment en termes d’efficacité énergétique sont étroitement liées aux comportements de ses occupants. Quelques gestes quotidiens simples et efficaces permettent de réduire la consommation énergétique d’un bâtiment. Pour exemple, l’utilisation des lampes basses consommation à la place des lampes halogènes, ou encore la désactivation du chauffe eau pendant les périodes de vacances permettent de réduire la facture d’énergie. 

 

Quels sont les coûts d’une politique de rénovation énergétique ?

 

Trois organismes ont évalué les coûts de la rénovation énergétique pour les pouvoirs publics et pour les entreprises afin d’atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement d’ici 2020.

Les résultats de ces analyses sont très différents et difficilement comparables en raison de la disparité des solutions retenues :      

  • L’Union Française de l’Electricité estime qu’il faudrait 60 milliards d’euros d’investissement par an (soit 500 milliards d’euros sur la période) dans le résidentiel et le tertiaire afin d’atteindre ces objectifs. 
  • Le Gimelec (Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés) juge qu’un investissement de 117 milliards d’euros permettrait d’atteindre 75 % des objectifs du Grenelle.   
  • Carbone 4 (cabinet de conseil spécialisé dans la réduction des émissions de gaz à effet  de serre), estime, pour sa part, que le besoin en investissement est  de 8 milliards d’euros annuel.

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