Du 30 novembre au 11 décembre 2015, Paris accueille la COP 21, la conférence de l’ONU sur le climat. La société civile et les collectivités locales attendent beaucoup de cette conférence. Pour faire pression sur les États, les maires des grandes villes vont se déplacer au Bourget et appuyer les diplomates en charge des négociations, pour obtenir un accord afin de limiter l’augmentation des températures et les émissions de CO2.

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Réchauffement climatique et montée des eaux
COP 21 : les émissions de CO2 en question

Des dangers liés au réchauffement climatique guettent certaines grandes villes. Shanghai, Bombay, Hong Kong, New York, Sidney sont exposées à long terme à la montée des eaux. D’ailleurs, même si les négociateurs arrivent à obtenir un accord pour limiter la hausse des températures à 2°C, la menace ne sera pas évitée. Cependant, les mesures entérinées feront tout de même la différence. Premières exposées à ces bouleversements du climat, les villes ont donc un rôle décisif à jouer lors de la COP 21 : elles seront le bras armé pour l’application de l’accord qui sera signé à Paris.

Les émissions de CO2 mieux contrôlées

Les villes sont responsables de 70 % des émissions de CO2 et l’urbanisation va continuer d’augmenter au cours des prochaines décennies, partout sur la planète. Ainsi, les engagements pris à Paris ne concerneront pas que les États. D’ailleurs, à l’échelle locale, on se rend compte que les acteurs n’attendent pas les décisions des gouvernements pour agir. Des villes comme Copenhague au Danemark, ou Vancouver au Canada ont déjà engagé des politiques pour réduire leurs émissions de CO2. À Copenhague, 50 % de la population se rend au travail à vélo : l’objectif est d’atteindre la neutralité carbone dès 2025. À Vancouver, l’objectif est d’utiliser 100 % d’énergie renouvelable en 2050.

Agir à tous les niveaux

Afin de limiter l’augmentation des températures, les villes disposent de nombreux leviers :

  • amélioration de la mobilité dans les transports en commun ;
  • gestion des déchets et utilisation des énergies propres pour leur ramassage ;
  • encouragement pour les particuliers à investir ou à construire des logements prenant en compte des critères écologiques ;
  • équipements électriques urbains utilisant les énergies renouvelables (soleil, hydrolienne, énergie cinétique)…

Aux côtés des industriels, les maires sont en train de créer des villes intelligentes grâce à des actions concrètes. De plus, dans cette lutte contre le réchauffement climatique, les villes sont des soutiens pour pousser les gouvernements à agir dans le bon sens. Cependant, la réussite de ce combat ne se fera pas sans changement des mentalités, en particulier au niveau de l’utilisation des énergies. Ainsi, les actions éducatives, la promotion des bénéfices de la transition énergétique au niveau de l’emploi, la prise en compte des spécificités locales seront des atouts pour voir des transformations durables s’opérer.

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