Enjeux de la COP 21, objectifs, financement, pays participants, impacts de cette conférence climat à l’échelle locale, nationale et internationale : la COP 21 est un sujet aussi dense qu’intéressant. Retrouvez l’essentiel des informations en 10 points.

La COP 21, qu’est-ce que c’est ?
COP 21 : la conférence climat en 10 questions

Organisée du 30 novembre au 11 décembre 2015, la COP 21 est une conférence sur le climat qui s’inscrit dans un long processus de négociations, à l’échelle internationale. Organisée en France, la dernière édition a rassemblé les délégations officielles de 196 états, des négociateurs ainsi que des représentants de chaque gouvernement. Cette conférence climat existe grâce à l’initiative des Nations Unies et offre l’occasion aux pays du monde entier de se réunir régulièrement pour évoquer les questions liées aux changements climatiques, dans le but de trouver ensemble des solutions.

 > Lire aussi : Conférence Paris Climat 2015 : le point sur la COP 21

Pourquoi est-elle organisée ?

Les enjeux de la COP 21 sont multiples. L’intensification du dérèglement climatique étant en grande majorité due aux activités de l’homme, il est nécessaire d’agir rapidement et de manière collective pour ralentir le phénomène. Le but à l’issue de la conférence est donc d’obtenir un accord international sur le climat, accepté et appliqué par tous les pays du monde dès 2020. À terme, l’objectif est de maintenir la hausse des températures sous le seuil de 2°C d’ici 2100.

Quels sont ses objectifs concrets? 

Pour parvenir à contrôler la hausse des températures à la surface du globe, plusieurs mesures concrètes doivent être appliquées par chaque pays. En fonction des besoins et des capacités de chacun, il s’agit d’adopter un modèle énergétique « bas carbone », pour réduire nos consommations en énergie non renouvelable. Il est également nécessaire de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et de transformer nos comportements ; deux impératifs réalisables grâce à l’usage des énergies renouvelables. Transports plus propres, logements moins gourmands en énergie, exploitation des ressources renouvelables et sortie du nucléaire : tels sont les principaux enjeux à l’échelle planétaire.

Dans quelles conditions est-elle organisée ?

L’ensemble de la conférence sur le climat a eu lieu sur le site de Paris - Le Bourget. Avec plus de 40 000 visiteurs attendus, l’événement a nécessité une série de mesures drastiques en matière de sécurité et de transport. Les attentats survenus le 13 novembre dernier à Paris ont fait monter d’un cran les précautions en matière de sécurité ; une surveillance accrue des chefs d’États présents, le déploiement d’une centaine de gardes de l’ONU et la création d’une « zone bleue » sous la responsabilité de l’ONU ont été décidés.

Quel est le budget nécessaire pour mener à bien les objectifs de la COP 21 

À objectifs colossaux, budget colossal. Pour pouvoir réaliser les objectifs de la COP 21, il sera nécessaire de débloquer, chaque année à partir de 2020, la somme de 100 milliards de dollars. Un budget non négligeable qui servira à donner aux pays du Sud, pour la plupart en voie de développement, les outils nécessaires pour mener à bien cette transition énergétique au même rythme que les pays de l’hémisphère nord. Le rendez-vous international entendait également définir les détails de ce financement, ses différentes sources et sa répartition.

D’où proviendront ces financements ?

La somme nécessaire pour mener à bien les objectifs de la transition énergétique proviendra de plusieurs sources. Une part sera issue de sources publiques, grâce à divers projets d’adaptation aux changements climatiques à travers le monde. Les recettes de la taxe sur les transactions financières, les crédits à l’exportation, l’allègement des dettes ou encore la réorientation des subventions aux énergies fossiles sont autant de sources potentielles. D’autre part, les banques de développement pourraient consacrer une part plus importante de leur budget pour compléter ce budget.

> Lire aussi : COP 21 : 100 milliards de dollars pour atteindre les objectifs de la conférence sur le climat

Quels engagements vont être pris à échelle internationale ?

L’engagement des principaux émetteurs de gaz à effet de serre était particulièrement attendu au cours de cette conférence sur le climat, faisant office de « locomotive » pour les pays du reste du monde. La Chine, premier pays pollueur au monde, s’est ainsi déclarée favorable à un accord « contraignant » révisé tous les 5 ans en fonction des résultats obtenus.

De leur côté, les États-Unis et la Russie, 2e et 5e plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, se sont également engagés. Les États-Unis ont annoncé vouloir baisser leurs émissions de 28 % entre 2005 et 2025, tandis que la Russie affiche une volonté de diminuer ces mêmes émissions de 25 à 30 % entre 1990 et 2030.

À l’échelle des villes, comment se traduisent les effets de la COP 21 ?

Avec une urbanisation en constante augmentation et des émissions de CO2 comptant pour 70 % des émissions totales dans le monde, les villes ont une responsabilité et un rôle à jouer dans la transition énergétique. Copenhague (Danemark) et Vancouver (Canada) agissent déjà pour réduire leurs émissions de pollution ; Copenhague espère atteindre la neutralité carbone en 2025, tandis que Vancouver entend utiliser 100 % d’énergie renouvelable à l’horizon 2050. Promotion des transports en commun, meilleure gestion des déchets, construction de logements plus respectueux de l’environnement, équipements urbains fonctionnant aux énergies renouvelables : toutes les solutions sont bonnes pour aider les villes à réduire leur empreinte écologique.

Quel est l’impact des décisions de la COP 21 sur notre quotidien ?

Les enjeux de la COP 21 se répercutent directement sur le quotidien des Français, à travers diverses initiatives :

  • nouvelles normes environnementales pour construire et rénover le parc de logements ;
  • apparitions d’aides fiscales et financières incitant les ménages à s’équiper d’appareils plus respectueux de l’environnement ;
  • moyens de transports plus propres;
  • meilleure maîtrise de l’énergie dans le bâtiment ;
  • plus grande part d’énergies renouvelables utilisée au quotidien
  • lutte contre l’obsolescence programmée et le gaspillage.
  • > Lire aussi : La loi de transition énergétique : quels impacts sur notre quotidien ?

Aujourd’hui, que retient-on de la COP 21 ?

L’accord universel a été signé unanimement le 12 décembre à Paris par 195 pays ; il s’agit du plus grand accord pour l’environnement jamais ratifié. Pour que ce texte ne reste pas qu’un symbole, Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, souhaite que l’Europe « montre l’exemple » en concrétisant ses engagements. Prochaine étape : une réunion à l’ONU le 22 avril prochain, en présence de tous les chefs d’États, pour signer officiellement le texte mis au point à Paris et engager officiellement chaque pays.

Universelle, pionnière en matière d’engagement d’une telle ampleur, la COP 21 organisée à Paris concentre les espoirs des populations du monde entier.  Face à la promesse d’une planète mieux préservée et d’un environnement plus sain, chaque pays, chaque ville, chaque citoyen doit s’engager, dans sa manière de vivre, d’habiter, de se déplacer, pour que le développement durable prenne tout son sens.

Pour aller plus loin : 

 

 

 

 

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