À quelques semaines de la COP21, François Hollande s’est rendu en Chine lundi 2 novembre, pour une visite officielle, afin de rencontrer son homologue chinois Xi Jinping. Objectif : pousser la Chine à s’engager dans la conférence climat et faire en sorte qu’elle participe à la limitation du réchauffement climatique à 2°C. La rencontre a eu une issue satisfaisante puisque la Chine a accepté de s’engager. Le point sur les enjeux de cette rencontre.

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COP 21 : la Chine s’engage
Le président français a effectué une visite officielle de deux jours en Chine afin de préparer la COP 21. Pour cette deuxième visite d’État en Chine, le président était accompagné d’une importante délégation composée de plusieurs ministres, de chefs d’entreprise mais aussi d’artistes.

Cette visite officielle s’inscrivait dans un climat relativement tendu et caractérisé par l’urgence, notamment en raison de la récente annonce de l’ONU. L’organisation a indiqué que les engagements présentés par 146 pays participants n’étaient pas suffisants pour atteindre l’objectif principal de la COP 21, qui est de limiter à 2°C le réchauffement climatique. L’organisation a en effet déclaré que les engagements proposés entraîneraient une hausse potentielle de 2,7°C. Même si cette moyenne aurait pu être dramatiquement plus élevée, il n’en demeure pas moins qu’elle pourrait avoir des conséquences importantes, d’où la nécessité de s’assurer de l’implication de la Chine. Cet engagement est primordial dans la mesure où la Chine est la seconde puissance mondiale, mais aussi le premier pays pollueur au monde, avec 25 % des émissions mondiales.

La visite présidentielle a eu une issue relativement positive puisque le président chinois s’est déclaré favorable à un accord « contraignant », prévoyant un mécanisme de révision des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre tous les 5 ans. Cet engagement pourrait avoir une influence importante sur la limitation du réchauffement climatique, si tant est que la Chine respecte ses engagements. Pour l’heure, un premier état des lieux est prévu entre 2017 et 2018, avant l’entrée en vigueur de l’acte en 2020.

L’autre espoir sous-jacent est que la prise de position de la Chine conduise d’autres pays réticents à s’engager dans une démarche similaire.

Pour l’heure, François Hollande a donc réussi à éviter que la COP21 ne se mue, avant même d’avoir commencé, en un échec cuisant. Les trois prochaines semaines devraient également être décisives pour la réussite de la conférence.

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