Isolation des murs par l’intérieur : les questions clés

Ponts thermiques, résistance thermique des matériaux, problèmes d’humidité, autant de particularités techniques qui réclament toute votre attention. En outre, matériau naturel ne signifie pas forcément matériau le plus écologique. Voici quelques réponses aux questions les plus courantes sur l’isolation des murs intérieurs d’une maison ou d’un appartement.

 

Qu’est-ce qu’un pont thermique ?

L’isolation des murs intérieurs d’une habitation doit prendre en compte et régler les problèmes posés par les ponts thermiques. Il s’agit concrètement des jonctions entre les murs et le plancher, le plafond, les fenêtres ou même entre les murs porteurs et les autres murs. Un pont thermique peut aussi se trouver dans le mur lui-même si celui-ci se compose de différentes parties. S’ils sont plus faciles à éviter lors de la construction, les ponts thermiques doivent aussi être identifiés et traités en cas de rénovation, en complément de l’isolation des murs à proprement parler. Ils peuvent en effet être responsables à eux seuls de 5% de déperdition de chaleur dans la maison.

Comment s’établit la résistance thermique d’un matériau ?

Synonyme des propriétés isolantes d’un matériau, la résistance thermique correspond à la capacité de celui-ci à résister aux flux de chaleur. Elle dépend de l’épaisseur (en millimètres) dudit matériau mais aussi de sa conductivité thermique, autrement appelée lambda ƛ. Cette conductivité s’exprime en W/m.K correspondant à la quantité de chaleur transportée dans un temps donné. Plus elle est faible, plus le matériau est isolant (à l’inverse de la résistance thermique). Par exemple, la laine de roche a une conductivité thermique de 0,032 à 0,049 ; le polyuréthane de 0,022 à 0,30 ; la fibre de bois de 0,037 à 0,049.

Une bonne isolation des murs intérieurs va-t-elle suffire à régler un problème d’humidité ?

Non, les questions d’humidité des murs sont à dissocier de l’isolation. Si vous avez un mur humide, vous devez régler le problème en amont, sinon vous ne pourrez jamais prétendre au confort thermique. Il vous faut donc traiter au préalable les murs concernés. Il faut également savoir que la plupart des matériaux réagissent mal à l’humidité. A contrario, d’autres isolants tels que le polyuréthane, le polystyrène extrudé et le verre cellulaire résistent trop bien : complètement étanches à la vapeur d’eau, ils ne feront qu’augmenter le problème si vous ne le réglez pas à la source. D’où l’importance de faire appel à un professionnel qui saura vous conseiller et réaliser les travaux adéquats lors de l’isolation de vos murs par l’intérieur.

Les matériaux naturels sont-ils forcément plus écologiques ?

Vous pouvez effectivement préférer des matériaux naturels, végétaux ou minéraux pour isoler les murs intérieurs de votre maison ou appartement. Il est toutefois un autre facteur à prendre en compte si vous voulez choisir un isolant écologique, en l’occurrence l’énergie grise. Il s’agit de toutes les énergies nécessaires au cycle de vie du matériau, de son extraction à sa fabrication jusqu’à son transport et son recyclage. Indiquée en Kwh/m3, elle est par exemple de 80 à 90 pour le liège expansé et de 1 600 pour le verre cellulaire ! De ce fait, le polystyrène expansé, pourtant synthétique, aura moins d’impact sur l’environnement avec une énergie grise de 450 kWh/m3. Si la protection de l’environnement est un souci majeur pour vous, n’oubliez pas de vérifier lors du choix de votre isolant que le fabricant ait bien fait une déclaration environnementale et sanitaire, indiquée par le sigle FDES.

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