Tout savoir sur le poêle à bûches

Si vous n’avez encore jamais été équipé d’un poêle à bûches, l’idée de faire des économies tout en bénéficiant d’un chauffage d’appoint plus écologique peut vous séduire. Pourtant, certaines personnes hésitent encore car des idées reçues les font reculer. Petit tour d’horizon des questions les plus fréquemment posées sur l’utilisation d’un poêle à bûches.

 

Un poêle à bûches peut-il être dangereux ?

L’utilisation d’un poêle à bûches n’est pas intrinsèquement dangereuse. Le fait que ce système de chauffage soit fermé par une porte vitrée le rend même plus sûr qu’une cheminée ouverte. Cette solution de chauffage d’appoint qui comporte un vaste choix d’appareil, aussi bien en termes de performances que de design, nécessite tout de même le respect de certaines règles de base :

  • La porte du foyer doit toujours être fermée pendant le fonctionnement ;
  • Il ne faut jamais brûler de sciures dans le poêle, ni de déchets ménagers ;
  • Il ne faut pas stocker le bois à proximité immédiate du poêle ;
  • Il ne faut rien poser sur le poêle ;
  • Il ne faut pas placer de meubles inflammables à proximité ;
  • Il ne faut pas tenter de réparer le poêle. Seuls les professionnels sont habilités à le faire.

Peut-on installer un poêle à bûches dans un appartement ?

Les poêles à bûches ne sont pas destinés qu’aux propriétaires d’une maison et il peut être envisageable d’en faire installer un dans un appartement. Dans ce cas, la présence d’un conduit de cheminée existant est un avantage. En son absence, il faut percer une ouverture dans une fenêtre ou un mur pour faire passer le conduit d’évacuation des fumées. Si vous choisissez de vous équiper d’un poêle à bûches en appartement, veillez à disposer d’un espace de stockage suffisant pour stocker les bûches. A noter également qu’une telle installation nécessite, au préalable, un accord de la copropriété. Vous pouvez bénéficier pour cette installation dans votre appartement de nombreuses aides financières, dont la prime énergie accordée par Total.

Le nettoyage du poêle à bûches est-il compliqué ?

L’utilisation d’un poêle à buches implique un entretien régulier. Une fois votre poêle à bûches ou à granulés de bois installé par un professionnel, il est impératif de l’entretenir afin que son rendement soit optimal. Un bon nettoyage doit être effectué avant la mise en route de l’appareil pour la saison. Durant la saison de chauffe, il convient de nettoyer le poêle à bûches tous les trois mois. Un chiffon sec suffit pour le nettoyage extérieur et il faut évidemment proscrire tous les liquides inflammables ou chimiques (alcool, huiles variées, fioul, etc.). En ce qui concerne le nettoyage intérieur du poêle à bûches, il faut penser à vider le cendrier dès que celui-ci est à moitié rempli. Lors de cette opération, veillez à ce qu’il ne reste pas de braises dans les cendres, ce qui est possible, même 24 heures après l’arrêt de l’appareil.

Comment limiter l’impact environnemental du poêle à bûches ?

L’impact environnemental du poêle à bûches est bien moindre que celui de certains appareils de chauffage. La combustion des bûches dégage de la fumée et celle-ci contient à la fois du monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatils (COV) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (COV). Néanmoins, l’entretien du poêle à bûches, réalisé à la fois par le particulier et par un professionnel deux fois par an, permet de réduire l’émission de ces particules fines. Le choix du combustible sera un critère pouvant limiter la pollution de votre poêle à bûches. Le combustible doit être bien adapté à votre appareil, que ce soit en quantité ou en nature. À titre d’exemple, un bois contenant plus de 20% d’humidité émet jusqu’à 30 fois plus de particules, qu’un bois parfaitement sec.

Privilégier le bois dur ou le bois tendre ?

Pour une bonne utilisation de votre poêle à bûches, il est conseillé d’opter pour un combustible composé de bois dur (charme, hêtre, chêne, frêne, orme, etc.). Ce bois à forte densité brûle plus longtemps et vous permet de réaliser plus d’économies. Des économies que vous pouvez d’ailleurs estimer grâce à notre simulateur d’économies d’énergie. Les bois tendres de type résineux (pins, sapins) vont brûler plus rapidement et, dégager plus de particules, donc plus de pollution et de déchets qui encrassent votre conduit d’évacuation des fumées. Leur pouvoir calorifique est plus important, mais ils ne sont pas les plus adaptés à une utilisation prolongée. Pour plus de performance et de garanties sur la qualité du bois que vous achetez, privilégiez le bois certifié « NF bois de chauffage ».