Choisir le modèle et la technologie de votre chauffe-eau solaire individuel

Choisir le bon modèle de chauffe-eau solaire n’est pas toujours évident de prime abord. Lorsqu’on opte pour ce type d’installation, il faut savoir que les éléments à considérer en priorité sont la surface occupée par les capteurs thermiques et la capacité du ballon de stockage de l’eau chaude. Voici quelques explications pour vous aider à mieux comprendre les enjeux.

 

Choisir son chauffe-eau solaire : deux types de modèles possibles

Les fabricants proposent deux grands types d'appareils :

  • Le chauffe-eau solaire à éléments séparés. Il fonctionne avec une circulation forcée, où le liquide caloporteur est redirigé vers le ballon à l'aide d'un circulateur et d'un dispositif de régulation, qui joue sur les écarts de température entre les capteurs et le ballon d'eau chaude. Si la sonde installée sur le ballon est plus chaude que les capteurs, la circulation est coupée, et vice versa. Ce modèle est le plus utilisé en France et s'intègre aisément à l'architecture du domicile. Un autre avantage est que le ballon d'eau chaude est compatible avec les autres sources de chauffage employées.
  • Le chauffe-eau solaire monobloc. Il s’agit d’un équipement dont les capteurs et le ballon de stockage forment un seul élément indissociable. Le ballon solaire est installé au-dessus des capteurs pour tirer profit du phénomène de thermocirculation. Il est généralement conseillé de choisir ce type de chauffe-eau solaire lorsqu’on réside dans une région à très fort ensoleillement. Il faut également savoir qu’il est impossible de connecter ce modèle à un chauffage d’appoint.

Les deux technologies de capteurs thermiques

Il existe à l'heure actuelle deux principales technologies sur le marché des capteurs thermiques qui vont équiper votre chauffe-eau solaire :

  • Les capteurs plans : constitués de plaques et de tubes métalliques, ils sont scellés dans un coffre rigide recouvert d'un vitrage spécial. Dotés d'une performance limitée, mais d'un prix abordable, ils ont un bon rendement dans les régions chaudes. Il s'agit de la première génération des capteurs thermiques, et par conséquent la plus commune.
  • Les capteurs à tubes sous vide : composés de tubes en verre qui peuvent être orientés selon les besoins, ils utilisent l'effet thermos afin d'éviter les pertes de chaleur causées par une température externe trop basse. Ils coûtent 10 à 20% plus cher, mais ont un bien meilleur rendement que les capteurs plans, en particulier dans les zones tempérées et froides, ce qui peut vous permettre de réaliser plus d’économies avec un chauffe-eau solaire. Pensez à évoquer la question avec le professionnel en charge de votre installation.

Comment choisir le bon dimensionnement ?

Le dimensionnement de l'installation dépend de la taille et de l'orientation de la toiture, de la durée d'ensoleillement annuelle, de la technologie choisie pour les capteurs, des ombres éventuelles portées sur les capteurs et du nombre d’habitants de votre foyer. En règle générale, il est nécessaire d'installer un ballon de stockage de 100 à 250 litres et 2 à 3 m² de capteurs thermiques pour assurer la consommation d'eau chaude d'un couple, tandis qu'une famille de quatre personnes nécessitera un ballon de 250 à 400 litres et 4 à 5 m² de capteurs. Demandez conseil aux professionnels du secteur par le biais de notre formulaire de demande de devis. Ils vous conseilleront au mieux et se chargeront de réaliser ces calculs nécessaires à l’établissement d’un devis. De son côté, le chauffage d'appoint doit être dimensionné comme s'il n'y avait pas de chauffe-eau solaire puisqu'il doit pouvoir assurer l’ensemble de vos besoins en eau chaude lorsque l’ensoleillement est insuffisant.

Le cas particulier du chauffe-eau solaire « auto-vidangeable »

Avec un chauffe-eau solaire individuel disposant d'un système de vidange automatique, le fluide caloporteur ne stagne jamais à l'intérieur des capteurs thermiques. Lorsque le circulateur électrique est à l'arrêt, le circuit du chauffe-eau se vidange automatiquement sans intervention de votre part. Le liquide est versé dans un récipient de récupération prévu à cet effet, installé dans une zone à l'abri du gel. L'entretien du système est ainsi grandement simplifié car il n’y a pas besoin de recharger régulièrement le circuit en fluide caloporteur.

En savoir plus - La norme NF CES

Une norme française applicable spécifiquement aux chauffe-eaux solaires individuels a été créée en 2010 afin de pouvoir contrôler l'efficacité globale de l'ensemble des équipements disponibles sur le marché. Cette norme, nommée NF CESI, permet de faire des comparaisons relatives à la performance énergétique sur des bases communes pour tous les produits, quel que soit le fabricant ou le pays d'origine. Elle peut être utile au moment de choisir un modèle de chauffe-eau solaire individuel. Au niveau européen, une norme équivalente existe : EN 12976.

 

Découvrez les autres solutions de production d'énergie

Découvrez les autres solutions de production d'énergie