La (mauvaise) surprise n’en est pas vraiment une : l’augmentation du prix du gaz dure depuis plusieurs mois, et devrait se poursuivre en novembre. Qu’est-ce qui justifie cette nouvelle hausse ? Comment éviter que votre facture d’énergie ne flambe dans les mois à venir ?

Hausse du prix du gaz

Augmentation du prix du gaz : nouveau sursaut en novembre

Nouveau coup dur pour les foyers qui se chauffent au gaz : l’augmentation des prix se poursuit au mois de novembre, après une hausse ininterrompue depuis le mois de mai.

La revalorisation fixée par les pouvoirs publics atteindra 5,79 % en moyenne. Pour rappel, les prix avaient été majorés :

  • de 3,25 % en octobre ;
  • de 0,9 % en septembre ;
  • de 0,2 % en août.

 

Deux hausses majeures avaient déjà impacté le prix du gaz en 2018 : l’une de 2,3 % en janvier, et l’autre de 9,2 % en juillet. Celle de novembre s’annonce comme la deuxième plus importante de l’année. 

 

 

Comme l’indique la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cette majoration des tarifs s’explique par l’augmentation du prix des importations. Les cours du gaz étant directement liés aux cours du pétrole, quand le pétrole augmente, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, le prix du gaz évolue dans les mêmes proportions. Les experts se veulent toutefois rassurants, et annoncent une stabilisation des prix dans les mois à venir.

Les foyers se chauffant au gaz seront les plus touchés par cette hausse du prix du gaz, avec un surcoût moyen de 6 % en moyenne dès novembre. L’augmentation sera « seulement » de 1,9 % pour les foyers utilisant le gaz pour la cuisson, et de 3,6 % pour les ménages utilisant le gaz pour cuisiner et produire de l’eau chaude. Seuls les clients ayant opté pour une offre à prix fixe ne subiront pas cette augmentation, jusqu’à l’échéance de leur contrat.

Comment préserver sa facture face à l’augmentation du prix du gaz ?

Depuis le début de l’année 2018, l’augmentation du prix du gaz s’élève à 16 %. En juillet 2018, les tarifs avaient augmenté de 64 % par rapport à ceux appliqués en juillet 2005. Face à cette véritable flambée des prix, des astuces existent pour alléger sa facture d’énergie sans nuire à son confort et à son bien-être.

Diminuer vos dépenses liées au chauffage

Représentant en moyenne 62 % des dépenses en énergie d’un foyer, c’est le principal levier d’action pour faire baisser votre facture. Vous pouvez diminuer vos besoins en chauffage en améliorant l’isolation de votre logement, mais aussi en assurant l’entretien régulier de vos installations. Pensez à faire entretenir votre chaudière une fois par an au minimum et à purger vos radiateurs régulièrement. Attention aussi à ne pas surchauffer : pour une chambre, la température idéale est de 16 à 17°C. Pour les pièces à vivre, 19°C suffisent.

 

Consommer moins d’eau chaude

Logiquement, plus vous utilisez d’eau chaude, plus vous consommez de gaz pour faire fonctionner votre chauffe-eau. Pour limiter votre consommation, privilégiez les douches aux bains, ou équipez votre pommeau d’un éco-mousseur, qui réduit de moitié l’eau consommée. Si ce n’est pas encore le cas, optez pour des mitigeurs, qui permettent de régler la température plus rapidement que des robinets mélangeurs, limitant ainsi le gaspillage.

Adapter votre production d’eau chaude

Choisissez un ballon d’eau aux dimensions adaptées à vos besoins, car un ballon trop grand consommera plus d’énergie pour chauffer l’eau qu’il contient. Pensez aussi à adapter la température, en la fixant à 60°C maximum. L’eau est ainsi suffisamment chaude pour votre confort et pour éviter la prolifération de bactéries.

Cuisiner sans gaspiller

Pour économiser l’énergie en cuisinant, couvrir vos casseroles vous permettra d’économiser 1/3 de l’énergie nécessaire à la cuisson. Vérifiez aussi que vos poêles et casseroles sont de dimensions adaptées à vos plaques ou à vos brûleurs. Enfin, nettoyez vos brûleurs dès que nécessaire : encrassés, ils consomment plus d’énergie pour fonctionner. Si votre flamme est bleue, vos brûleurs sont propres. En revanche, une flamme jaune est le signe que les brûleurs sont obstrués et que la flamme manque d’oxygène.

 

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