Initialement prévue pour être un mobilier urbain réservé à l’affichage publicitaire, la colonne Morris se voit aujourd’hui dotée d’une nouvelle fonction. Suez et la société Fermentalg ont en effet adapté cet emblème de la ville des Lumières pour en faire un puits de carbone : explications.

 

Pollution à Paris : une colonne Morris dépolluante en test

Pollution à Paris : une colonne Morris pour assainir l’air en test

Depuis cet été, une colonne Morris d’un nouveau genre est installée dans le XIVe arrondissement de Paris. Cet emplacement n’est pas choisi au hasard. Point de rencontre de six grandes artères du sud de la capitale, l’air y est pollué et ce, particulièrement aux heures de pointe. Consciente de ce problème, la Mairie de Paris a donné son accord pour expérimenter la colonne Morris dépolluante développée par l’entreprise Suez et Fermentalg, une firme de biotechnologie spécialisée dans les algues. D’apparence plus trapue que les colonne Morris traditionnelles, celle-ci renferme un puits de carbone fonctionnant à l’aide d’une multitude de microalgues.

Colonne Morris dépolluante : objectifs et principe de fonctionnement

Le fonctionnement de la colonne Morris ne se limite pas seulement à lutter contre la pollution de l’air et ce, notamment grâce à son mode de fonctionnement.

Quels sont les objectifs d’une colonne Morris anti-pollution ?

Assainir l’air du lieu où la colonne Morris dépolluante est installée : voici la mission première de ce type de mobilier. La culture de microalgues se trouvant à l’intérieur permet de capter le dioxyde de carbone rejeté par les pots d’échappement. Ces mêmes microalgues sont ensuite réutilisées pour produire de l’énergie verte (comme du biométhane). Ainsi, ce dispositif permet à la fois de dépolluer l’air tout en recyclant les microalgues pour chauffer les habitations par exemple.

Comment fonctionne une colonne Morris dépolluante ?

La technologie développée à l’intérieur de ces colonnes Morris anti-pollution s’appuie sur l’effet naturel de la photosynthèse. Construite en verre, cette colonne dépolluante renferme une culture de microalgues dans de l’eau. L’air extérieur, chargé en CO2, est injecté par le haut de la colonne. Les microalgues vont alors se servir de la lumière naturelle extérieure et de celle émise par des LED pour transformer le CO2 en dioxygène. L’air purifié pourra ainsi être expulsé à l’extérieur. Les microalgues ne recevant plus de lumière sont récupérées via un raccordement au réseau des eaux de la ville de Paris.

Les microalgues, utiles pour la dépollution mais pas seulement

Les microalgues sont de plus en plus utilisées par différents secteurs. L’industrie des cosmétiques, de l’énergie mais aussi de l’habitat se sont emparés de ces micro-organismes. Utilisées comme dépolluants dans la colonne Morris, les microalgues peuvent également servir pour améliorer le rendement énergétique d’un bâtiment. Elles peuvent être utilisées pour produire de l’énergie en étant intégrées à des volets par exemple.

 

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