Une nouvelle idée émane du réseau des agences locales de l’énergie et du climat, à travers la fédération Flame, pour soutenir la rénovation énergétique du parc de logements. Elle consiste à faciliter le recours au financement des travaux par des tiers, comme les banques ou des fonds. Les intérêts du prêt pourraient être payés par les économies d’énergie réalisées grâce aux travaux. Le capital, lui, serait remboursé de manière différée.

livret transition énergétique

La rénovation énergétique des logements constitue une réelle opportunité pour la nécessaire relance économique qui fait suite à la crise sanitaire. C’est le message que souhaite faire passer la fédération Flame, qui réunit quarante agences locales de l’énergie et du climat. Ces structures accompagnent plus de 7000 communes dans la transition énergétique.

 

Faire rimer rénovation énergétique et relance économique

Le président de la fédération, par ailleurs maire de Gières dans l’Isère, Pierre Verri, interpellait récemment le gouvernement dans un article de la Tribune. Selon lui, le secteur de la construction a un rôle important à jouer à la fois dans la lutte contre le changement climatique, en limitant l’utilisation de ressources naturelles, ainsi que dans la relance de l’économie à l’issue de la période de confinement.

 

Mécanisme de financement original

Dans ce contexte, la fédération Flame veut activer une rénovation massive du parc de logements en formulant une proposition ambitieuse : assortir d'un caractère obligatoire cette rénovation énergétique des logements tout en accompagnant les quelque 11% des propriétaires de « passoires énergétiques » et les plus précaires, en proposant de financer 100% des travaux selon un mécanisme original.

 

Des intérêts financés par les économies d’énergie

Au-delà du financement direct par les propriétaires et des aides publiques à la rénovation énergétique, la fédération souhaite faciliter le recours à un financement des travaux par des tiers privés, que peuvent être les banques, les coopératives, des fonds publics et privés.

L’idée défendue est qu’un tiers investisseur apporte le complément de financement de 5.000 à 10.000 euros nécessaire à la réalisation de travaux de rénovation énergétique sur une période donnée. Ce capital sera remboursé au terme de la période définie. Les intérêts seront payés tout au long de la durée de l’emprunt grâce aux économies d’énergie générées suite à la réalisation des travaux.

De nombreux avantages

Le dispositif permettrait au propriétaire de ne pas avoir à supporter l’intégralité du financement de la rénovation. A terme, la valeur du bien rénové se trouve augmentée. Les économies réalisées sur les charges financent l’intégralité des intérêts et allègent les dépenses globales du propriétaire. Le remboursement du capital est garanti à terme. Il a lieu à la date définie contractuellement ou lors de la vente du bien immobilier, si celle-ci intervient avant la fin du contrat.

Un livret Transition Énergétique

Dans ce contexte, poursuit Pierre Verri dans la Tribune, « l'État pourrait envisager de créer un livret Transition Énergétique consacré aux financements de tiers investissements liés à la rénovation des logements, avec un taux de rémunération de 1%, qui serait largement couvert par les économies d'énergies réalisées après travaux ».

 

Sur le même thème

Sur le même thème