Depuis quelques années, les émissions d’obligations vertes connaissent un véritable succès. 2017 semble continuer sur cette voie avec un deuxième trimestre florissant. Mais que veut dire « obligation verte » ou « green bonds » et comment ça marche ? L’énergie tout compris vous explique.

 

Green bonds et obligations vertes

Obligation verte : comment ça marche ?

Créées en 2007, les obligations vertes suivent le principe des obligations financières « classiques ». Un emprunteur (dans ce cas l’émetteur) fait appel à un créancier pour contracter un prêt dans le but de financer un projet.

Obligation verte : qu’est-ce que c’est ?

Aussi appelée « green bonds », l’obligation verte est un emprunt financier effectué dans le but de financer des projets qui luttent contre le réchauffement climatique et facilitent la transition énergétique. Les projets concernés sont principalement, la modernisation et la rénovation d’infrastructure, ou le développement des énergies renouvelables. En général, les principaux émetteurs de green bonds sont les entreprises privées, les collectivités locales, les investisseurs institutionnels et les banques commerciales.

Obligation verte et obligation verte souveraine, quelle différence ?

Depuis quelques mois, de plus en plus de pays s’intéressent à ce type de financement. On parle dans ce cas d’obligation verte souveraine. La Pologne a été le premier pays au monde à émettre une obligation verte en décembre 2016, pour un montant de 750 millions d’euros. En janvier 2017, la France lui a emboîté le pas et a lancé un prêt de grande envergure, en levant la somme de 7 milliards d’euros – prêt à rembourser sur 22 ans – pour financer la transition énergétique du pays et atteindre les objectifs fixés. En juin dernier, l’État a émis une nouvelle obligation verte s’élevant à plus d’1,6 milliard d’euros. D’autres pays semblent également se tourner vers les green bonds. C’est le cas de la Suède, de la Chine, du Luxembourg, du Maroc ou encore du Nigeria, notamment.

 

Green bonds : bilan du premier semestre 2017

La transition énergétique et le réchauffement climatique semblent passionner le monde entier puisque depuis quelques années, les green bonds connaissent une véritable envolée sur les marchés. En 2015, les émissions d’obligations vertes s’élevaient à plus de 42 milliards de dollars. L’année suivante, le montant a plus que doublé puisqu’on comptait plus de 93 milliards de dollars d’investissements. En 2017, la tendance reste la même et tout semble indiquer que les prévisions seront atteintes avant la fin d’année. Le premier semestre totalise déjà 61,7 milliards de dollars d’investissements sur 120 milliards de dollars prévus. À noter que plus de la moitié de ces obligations vertes ont été émises au deuxième trimestre avec près de 38 milliards de dollars investis dans des projets verts.

 

 

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