Selon une étude de l’Energy Union Choices, la France pourrait employer 51 % d’énergies renouvelables dans sa production électrique d’ici 2030. Une augmentation qui s’accompagnerait non seulement d’une baisse de la part du nucléaire en France, mais aussi de la fermeture des centrales à charbon. Comment parvenir à de tels objectifs ?

Energies renouvelables

Mix électrique en France : le nucléaire bientôt hors d’usage ?

Mercredi 20 juin 2018, la fondation européenne Energy Union Choices (EUC) a publié les résultats de son étude (en anglais) à propos des opportunités françaises pour réussir sa transition énergétique, en faisant un usage plus propre, plus intelligent mais aussi moins coûteux des énergies. L’objectif à terme est de consommer moins d’énergie, de réduire l’impact de ces consommations sur l’environnement, et d’abandonner progressivement l’utilisation des énergies fossiles.

Selon les prévisions de la fondation, d’ici 2030, la part du nucléaire pourrait passer en dessous de 50 dans le mix électrique français. Un objectif permis grâce à deux leviers :

  • la baisse du coût d’exploitation des énergies renouvelables en France ;
  • une meilleure maîtrise de la consommation énergétique à échelle nationale.

La poussée du renouvelable pourrait aussi sonner l’arrêt définitif de l’utilisation du charbon, à l’horizon 2022. Dans le scénario développé par l’EUC, la part des énergies renouvelables pourrait représenter 51 % de la production électrique en France en 2030, dont 37 % d’éolien et de solaire. Le nucléaire comptera alors pour moins de 50 % du mix électrique dans l’Hexagone.

 

Énergies renouvelables en France : solaire et éolien en tête

Toujours selon l’étude, c’est grâce au déploiement du solaire et de l’éolien, les deux principaux pôles de production d’énergie renouvelable en France, que le pays pourra atteindre ses objectifs. Un effort qui s’accompagnerait :

  • d’une réduction des capacités nucléaires d’un tiers environ en 2030 ;
  • de la fermeture des centrales à charbon en 2022 ;
  • de la diminution des émissions de CO2 liées au secteur électrique.

Pour ce faire, la France devra être en mesure de résoudre une équation aussi stratégique que capitale :

  • tirer profit de la baisse rapide du coût des technologies permettant d’exploiter les énergies renouvelables ;
  • maîtriser les consommations d’énergies sur son territoire ;
  • coopérer avec les pays européens pour exploiter au mieux les énergies et les technologies à disposition.

Le scénario dessiné par l’EUC prévoit également un recours très restreint au gaz dans le mix électrique français, à hauteur de 2,3 % en 2030. Ces évolutions dans la consommation nationale devraient permettre de réduire les émissions de CO2 de 61 % dans le secteur électrique par rapport aux chiffres de 1990. L’empreinte carbone moyenne pourrait quant à elle descendre à 23 g de CO2 par kWh produit, contre 40 g aujourd’hui.

 

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