Les énergies renouvelables emploient environ 162 000 personnes rien qu’en France, dont 11 % environ travaillent dans l’éolien terrestre. D’après une étude du Commissariat général au développement durable publiée fin août dernier, le secteur doit se réinventer et à terme créer de nouvelles opportunités de carrières et de formation.

Travailler dans l’éolien terrestre

Éolien terrestre : un secteur en expansion

L’éolien terrestre français se place en 4e position au niveau européen et en 7e position au niveau mondial, en matière de capacités installées. Le secteur emploie environ 15 000 personnes, un chiffre en constante augmentation de 15 % chaque année. Cette tendance ne devrait pas s’inverser dans les années à venir puisque d’après France Énergie Éolienne (FEE), la part de l’éolien terrestre dans la consommation électrique française devrait elle aussi augmenter et atteindre entre 10 et 15 %. À noter qu’au premier trimestre 2017, la part de l’éolien terrestre dans la consommation électrique française s’élevait à environ 4 %. Si les projections de la FEE se confirment, le secteur va devoir se préparer à accueillir de nouveaux professionnels et à développer les compétences des salariés déjà en poste.

 

Travailler dans l’éolien terrestre : une organisation à revoir

L’éolien terrestre propose des emplois dans différents secteurs comme la recherche et le développement, la fabrication, l’installation, la maintenance et l’exploitation de l’équipement. Cependant, certaines de ces branches connaissent de nombreuses difficultés en matière de recrutement et de formation.

Éolien terrestre, face à des difficultés de recrutement

Des chefs de projet avec des profils polyvalents sont essentiels au développement d’un projet éolien. Or, ce poste clé est difficile à pourvoir du fait de la complexité des missions à mener. Les candidats doivent avoir des compétences en négociations, et en coordination entre différents interlocuteurs. Ils doivent également étudier la faisabilité du projet selon différents critères (réglementation, économie et impact sur l’écologie notamment). Il est bien souvent difficile de trouver un candidat tout juste sorti d’école avec des qualités aussi pointues. Pour remédier à ce problème de recrutement, les entreprises dans l’éolien terrestre débauchent bien souvent les chefs de projet chez les compétiteurs. Une solution bien fragile à terme.

Autre problème qui ne touche pas que le secteur de l’éolien terrestre : la métallurgie n’attire plus les candidats. Certains métiers comme ceux de soudeurs ou de chaudronniers, pourtant indispensables pour la filière, sont considérés en tension, c’est-à-dire qu’ils peinent à recruter. Une opportunité supplémentaire pour travailler dans l’éolien terrestre en pleine expansion, serait donc de se former dans les métiers de la métallurgie.

Maintenance du parc éolien vers un développement des compétences

Avec le parc éolien vieillissant, les métiers de la maintenance vont devoir évoluer et passer de la maintenance préventive (inspection visuelle ou analyse vibratoire des machines tournantes, par exemple) à la maintenance curative (remplacement des pièces mécaniques, réparation des pâles entre autres). Ce type de maintenance demande une remise à niveau ou une spécialisation des équipes déjà en place, afin de faciliter l’autonomie et les perspectives d’évolution. Or, dans certains domaines, il existe encore peu de formations. Une organisation est donc à revoir en matière de carrières et de formation dans les années à venir si le secteur de l’éolien veut suivre l’expansion du marché prévue par la FEE.

 

 

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