En début de mandat, François de Rugy, nouveau ministre de la Transition énergétique et solidaire, s’est engagé à présenter sa feuille de route, la programmation pluriannuelle de l’énergie, à la fin du mois d’octobre 2018. L’échéance approchant, il est grand temps de faire le point. Où en est-on ?

 

Énergie : la présentation de la programmation pluriannuelle de l’énergie repoussée

Rappel, qu’est ce que la PPE ?

La programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE constitue un outil de pilotage pour la politique énergétique. Elle a vu le jour suite à la création de la loi de transition énergétique et permet d’exposer clairement les orientations et priorités du gouvernement sur le plan énergétique pour la métropole.

Elle doit prendre en considération plusieurs aspects et notamment :

  • la sécurité d’approvisionnement ;
  • la baisse de la consommation énergétique ;
  • le développement des énergies renouvelables ;
  • la mobilité propre ;
  • la compétitivité des prix de l’énergie ;
  • les besoins en matière de compétences professionnelles dans le secteur de l’énergie.

Qu’en est-il de la feuille de route du gouvernement ?

Au début de son mandat, François de Rugy avait déjà annoncé les grands axes auxquels il souhaitait particulièrement s’intéresser dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, à savoir la réduction de la dépendance au nucléaire, la lutte contre le dérèglement climatique ainsi que la diversification via les énergies renouvelables.

La présentation de la programmation pluriannuelle de l’énergie pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 devait initialement avoir lieu fin octobre, mais il semblerait que le calendrier initial ait été modifié. Selon la nouvelle secrétaire d'État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, il faudra attendre le mois de novembre pour connaître précisément la feuille de route complète du gouvernement concernant l’énergie.

Les industriels de l’énergie, et tout particulièrement le secteur du nucléaire qui cristallise de nombreuses interrogations, devront donc attendre encore un peu avant de connaître le sort qui leur sera réservé pour les années à venir.

 

> À lire aussi : Énergie nucléaire : quels défis pour les cinq années à venir ?

 

Pour rappel, la loi de transition énergétique fixait des objectifs relativement ambitieux à moyen terme. La France s’est ainsi engagée à :

  • réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990 ;
  • porter la part des énergies renouvelables à plus de 30 % de la consommation énergétique finale d’énergie en 2030 ;
  • faire baisser à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité à l’horizon 2025.

 

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