Développer les énergies renouvelables sur le territoire, cela passe aussi par l’utilisation de déchets pour produire de l’énergie. Et en matière de valorisation énergétique, si la France a réalisé de gros progrès ces dernières années, des améliorations sont encore espérées et programmées à moyen terme. Comment marchent les déchets urbains renouvelables ? Quelle production d’énergie permettent-ils ? Les explications de L’énergie tout compris.

 

 

Déchets urbains renouvelables

 

 

Déchets urbains renouvelables : qu’est-ce que c’est ?

Plastique, verre, emballages… Parmi toutes les matières qui termineront dans vos poubelles, certaines pourront être utilisées pour produire de l’électricité ou chauffer des bâtiments. Ce sont ces déchets ménagers réutilisables à des fins énergétiques que l’on appelle déchets urbains renouvelables. Et à une époque où le développement des énergies renouvelables est au centre des réflexions, la valorisation énergétique des déchets se positionne comme une technique utile et économique.

En France, plusieurs méthodes sont utilisées pour la réduction et la valorisation de déchets :

  • L’incinération : la récupération de la chaleur est le moyen le plus utilisé sur notre territoire pour produire de la chaleur et/ou de l’électricité ;
  • Les combustibles solides de récupération (CSR) : conçus à partir d’une grande partie des déchets non-recyclables ;
  • Pyrolyse ou gazéification : permet de transformer les déchets en liquide ou gaz combustible ;
  • Méthanisation : création de biogaz.

 

Quelle quantité d’énergie est produite grâce aux déchets urbains renouvelables ?

Selon l’Agence internationale de l'énergie (AIE), l’incinération de déchets urbains renouvelables a permis de produire environ 2 324 GWh d’électricité, en France, en 2016. Des chiffres qui témoignent de la bonne forme de l’Hexagone sur cette problématique : si, en 2012, 2 241 GWh avaient été produits, dès 2013, la production brute avait chuté à 1 840 GWh. Depuis cette période, elle est en constante progression.

D’après des chiffres de l’Ademe datant de 2014, en tout, ce sont 17 406 GWh d’électricité qui ont été produits grâce au traitement des déchets urbains renouvelables. Dans le détail : 13 595 GWh ont été générés par les usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM), 1 777 GWh dans les centres de stockage (ISDND), et 2 304 GWh grâce à la méthanisation agricole et industrielle.

Transformer les déchets en énergie implique logiquement une diminution des volumes de déchets stockés. Ainsi, entre 2000 et 2014, la France a réduit cette quantité de 24,9 millions à 18 millions de tonnes. Et depuis 2011 (21 millions de tonnes), année référence de la loi de transition énergétique, ce volume a baissé de près de 15 %.

Quel avenir pour les déchets urbains renouvelables ?

Si la France présente des chiffres encourageants ces dernières années en matière de valorisation des déchets urbains renouvelables, la marge de progression est encore importante, notamment concernant les combustibles solides de récupération. Mais Paris regarde surtout vers 2025. En 2016, l’Hexagone a adopté un plan de réduction et de valorisation des déchets.

Les principaux objectifs de ce programme sont :

  • Moitié moins de déchets non dangereux non inertes en décharge par rapport à 2010, avec une volonté d’atteindre les - 30 % en 2020.
  • Moitié moins de déchets non dangereux non inertes incinérés dans des structures ne répondant pas aux critères d’efficacité énergétique par rapport à 2010 (et – 25 % d’ici 2020) ;
  • Plus aucune incinération sans aucune valorisation énergétique.

 

 

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