La conductivité thermique d’un matériau, exprimée par la valeur lambda, traduit sa capacité à transmettre la chaleur par conduction. Plus elle est faible, plus le matériau est considéré comme un bon isolant.

Pour tout projet d’isolation, un des enjeux clés réside dans le choix du matériau isolant. En la matière, il existe aujourd’hui de très nombreuses possibilités. Pour réaliser votre projet d’isolation, et réduire considérablement les déperditions d’énergie, vous serez notamment amené à choisir entre des matériaux isolants naturels ou synthétiques.

La sélection de la solution la plus appropriée doit tenir compte de plusieurs critères. Le principal est certainement la résistance thermique de l’isolant. Cette valeur, associée à la lettre « R », exprime la capacité d’un matériau à laisser passer la chaleur. Elle tient compte de deux données : l’épaisseur de l’isolant et sa conductivité thermique.

λ exprime la capacité d’un isolant à transmettre la chaleur

Chaque matériau, selon sa nature, peut être caractérisé par sa conductivité thermique. Elle est exprimée par la valeur lambda (λ). Elle détermine la quantité de chaleur que l’isolant laisse passer en une seconde sur une surface d’un mètre carré pour une différence de température d’un degré entre deux milieux isolés. Plus la valeur lambda sera importante, plus le matériau laisse passer la chaleur, et moins l’isolant est considéré comme étant performant.

La conductivité thermique d’un matériau dépend de plusieurs facteurs :

  • sa densité : plus il est léger, plus il est isolant
  • sa température : plus il est « chaud », plus il est conducteur
  • sa teneur en eau : plus il est humide, plus il est conducteur.

Plus la conductivité est élevée, plus la couche d’isolant devra être épaisse.

Par exemple, la valeur lambda de la laine de verre (en rouleau) s’établit autour de 0,035 W/m.K. Ce matériau a donc une conductivité thermique plus faible que l’ouate de cellulose, par exemple, qui se situe 0,037 à 0,040. Autrement dit, la laine de verre laisse moins passer la chaleur.

Pour calculer la résistance thermique d’un matériau, la valeur R, exprimée en Kelvin, il faut diviser l’épaisseur du matériau (exprimée en mètre) par la valeur lambda (le coefficient de transmission thermique). Une conductivité thermique importante peut être compensée en installant une couche plus épaisse d’isolant.

Les aides conditionnées à une résistance thermique minimale

Prendre en compte la conductivité thermique d’un isolant est important. En effet, les aides financières à la rénovation énergétique dans le cadre d’un projet d’isolation, auxquelles vous pouvez accéder bénéficier via L’énergie tout compris, sont conditionnées à un niveau de résistance thermique minimal.

Par exemple, dans le cadre d’un projet d’isolation des combles, il faut que les équipements installés au niveau du plancher aient une résistance thermique supérieure ou égale à 7 m²K/W. Pour bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) ou encore de la Prime Energie, l’isolant installé sous toiture devra avoir une résistance thermique  R supérieure ou égale à 6 m²K/W.

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