Pour l’isolation des combles par soufflage, l’Agence Qualité Construction a livré 12 conseils pratiques pour garantir une réelle amélioration des performances thermiques de votre habitation.

 

L’isolation par soufflage au niveau des combles constitue un bon moyen de renforcer la performance thermique de votre habitation. En effet, c’est principalement par le plancher haut que s’échappe la chaleur. La toiture peut représenter jusqu’à 30% de la déperdition thermique d’une habitation.

Les avantages de l’isolation par soufflage

L’isolation des combles perdus par soufflage fait partie des techniques simples à mettre en œuvre pour traiter le plancher haut. Elle présente également de nombreux avantages comme la possibilité́ de traiter des zones difficilement accessibles.

Toutefois, pour atteindre des performances thermiques optimales, il est recommandé de mettre en œuvre cet isolant en respectant quelques bonnes pratiques. L’Agence Qualité Construction, en collaboration avec le Pôle Energie Franche-Comté a rassemblé ces bonnes pratiques dans un document à l’attention tant des installateurs que des particuliers.

Pour votre projet d’isolation des combles, des aides à la rénovation énergétique sont disponibles. Pour y accéder, les projets devront être réalisés par des installateurs agréés qui, très certainement, veilleront à la bonne application de ces bonnes pratiques.

12 conseils pratiques pour la mise en œuvre d’une isolation par soufflage

1. Vider intégralement le comble des objets encombrants avant toute intervention

La présence d’objets encombrants au moment du soufflage aura pour conséquence d’entrainer une discontinuité́ de l’isolant à la surface du plancher du comble et la création de ponts thermiques. On s’expose, en outre, à un risque accru de dégradation de l’isolant par tassement ou piétinement qui pourrait découler de déplacements pour venir chercher les objets entreposés.

2. Assurer la mise en sécurité des équipements électriques

Dans certaines habitations, il n’est pas rare de trouver des boîtiers électriques de dérivation suspendus au niveau des combles. Leur présence, lors d’une opération d’isolation par soufflage, peut entrainer un risque d’arrachement des fils électriques. En outre, on s’expose à un départ de feu et à un risque d’incendie. Il est donc important de fixer ces boîtiers à des supports rigides et de vérifier leur étanchéité.

3. Prendre en compte le traitement de l’étanchéité à l’air

Si l’isolant est soufflé sur le support sans aucun traitement préalable de l’étanchéité à l’air, on s’expose aussi à des déperditions thermiques de l’enveloppe et à des risques de condensation dans la masse. Il est donc important de s’assurer que le plancher n’est pas ventilé en sous-face par de l’air extérieur. Cela nuirait à l’efficacité de l’isolant.

4. Maintenir la ventilation du comble pour limiter les risques de condensation

Il est possible qu’aucun dispositif pérenne n’ait été prévu pour assurer la ventilation du comble suivant les règles de l’art. Cela peut entrainer une insuffisance de ventilation du comble après isolation et un risque de condensation qui peut engendrer le pourrissement des éléments de charpente.

Pour pallier ce problème, il est recommandé de mettre en place des déflecteurs pour ne pas obstruer les entrées d’air et contenir l’isolant soufflé.

5.  Contenir l’isolant soufflé par un arrêtoir rigide

Au moment du soufflage, si la zone à isoler n’est pas bien délimitée par des arrêtoirs rigides, l’isolant peut ne pas présenter une hauteur constante, principalement en périphérie. On risque alors la création de ponts thermiques. En outre, l’isolant risque de moins bien se maintenir dans le temps.

6. Réaliser un coffrage autour des trappes d’accès traversant le plan d’isolation

Sans coffrage autour des trappes d’accès aux combles, l’isolant soufflé risque de se déverser à chaque ouverture. Il se maintiendra donc moins bien dans le temps.=

7. Garantir une continuité de l’isolation sur la trappe d’accès au comble

La trappe d’accès aux combles, souvent, ne présente pas une résistance thermique suffisante. Il se crée alors un pont thermique au niveau de la trappe qui nuit à la performance globale de l’isolation des combles.

8. Prévoir une distance de sécurité autour du conduit de cheminée

C’est un enjeu majeur de sécurité. Si l’isolant combustible vient au contact du conduit de cheminée, on s’exposer à un risque de départ de feu. Il est donc important, lors de l’état des lieux du comble, d’identifier la classe de température du conduit de fumée et sa résistance thermique. On pourra alors déterminer la distance de sécurité à respecter. De manière générale, il est recommandé de respecter une distance de sécurité de 18 cm par défaut pour les matériaux combustibles lorsque la nature du conduit n’est pas connue.

9. Garder une possibilité d’examiner régulièrement l’état du comble et ses équipements techniques

Il est utile de mettre en place un cheminement technique isolé permettant un contrôle visuel de la toiture et l’accès aux équipements techniques. Déplacer et regrouper les équipements techniques à visiter au plus proche du point d’accès au comble permettra d’éviter de circuler sur l’isolant et de le dégrader.

10. Protéger les éclairages encastrés avec des dispositifs adaptés

On constate souvent que les spots encastrés au niveau des combles ne sont pas correctement protégés. Cela entraine un risque de surchauffe des spots et départ de feu.

11. Matérialiser l’emplacement des équipements électriques étanches non visibles

Parfois, il arrive que les boîtiers électriques au sol, bien que étanches, soient recouverts par l’isolant. Dès lors, ils ne peuvent plus être repérés facilement. Si une intervention sur le système électrique est nécessaire, cela peut impliquer de fortement endommager l’isolant, ne fut-ce que pour les retrouver. Il est donc utile d’inscrire des repères permettant de les retrouver facilement.

12. Contrôler la hauteur d’isolant à souffler

Il est important, au terme du soufflage, de contrôler l’épaisseur d’isolant et de s’assurer qu’elle soit homogène, et conforme à la hauteur prescrite. Cela permet de s’assurer que résistance thermique prescrite sera bien atteinte. 

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