Le Chili devait accueillir une nouvelle conférence internationale sur le climat, la COP 25, du 2 au 13 décembre. Cependant, un large mouvement de contestation sociale a contraint les autorités chiliennes à y renoncer. C’est l’Espagne qui prend le relais et qui accueillera le sommet.

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Au début du mois de décembre, la 25e édition de la Conférence Internationale sur le Climat (COP) devait rassembler les membres de l’ONU pour discuter d’une action renforcée et coordonnée destinée à lutter plus efficacement encore contre le réchauffement climatique.

Le temps de l’action

Autour du leitmotiv « Time for action », le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres avait invité les chefs d’État et de gouvernement à présenter des plans concrets pour réduire de 45% les gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et pour les supprimer totalement d'ici 2050.

Pour contenir le réchauffement global de la planète sous les 2°C, les États doivent effectivement significativement accentuer leurs efforts. En d’autres mots, les pays signataires des accords de Paris doivent accélérer la transition énergétique nécessaire.

25.000 personnes étaient attendues au Chili

C’est le Chili qui devait accueillir cette conférence. Cependant, cette semaine, les autorités chiliennes, confrontées à un vaste mouvement de contestation sociale, ont annoncé renoncer à accueillir la conférence. « C’est une décision très difficile et la prendre nous cause beaucoup de douleur, a déclaré mercredi Sebastian Piñera, le président chilien. Nous comprenons parfaitement l’importance de la COP pour le Chili et le monde, mais nous avons pris notre décision sur base du bon sens. Un président doit faire passer son peuple avant tout le reste. »

Ce sommet sur le climat devait réunir 25.000 personnes, en comptant les négociateurs, les politiques, les membres des ONG et les travailleurs des médias.

L’Espagne à la rescousse de la COP 25

Organisée chaque année, la COP 25 a lieu tour à tour au sein d’un État membre des différents groupes de pays de l’ONU. La COP 24 avait eu lieu en Pologne, à Katowice. En 2019, elle revenait au groupe des pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Ce groupe avait dans un premier temps proposé le Brésil  de Jair Bolsonaro, climatosceptique assumé. Le pays a cependant décliné, officiellement pour des raisons budgétaires. Le Chili s’était alors porté volontaire pour l’organiser.

Jeudi, c’est l’Espagne qui est venue à la rescousse de la conférence. Suite à la défection du Chili, Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, a proposé au président chilien d’accueillir cette COP 25. L’Espagne a fait cette proposition considérant le court délai disponible et l’importance de garantir que la COP 25 se tienne normalement après dix mois de préparation.

Le bureau de la Conférence des parties a annoncé vendredi que la COP 25 se tiendrait donc bien à Madrid à la fin de l’année prochaine.