Les isolants biosourcés ont de plus en plus la cote

Marcheteau

Différents matériaux peuvent être utilisés pour isoler votre toit, murs, planchers, etc. Certains de ces matériaux sont plus respectueux de l’environnement, il s’agit des isolants biosourcés. Voici leurs avantages et leurs inconvénients.

Isolants biosourcés

Le parc immobilier français compte plus de 35 millions de logements. Parmi eux, 7 millions sont considérés comme mal isolés. Le diagnostic de performance énergétique, cette échelle allant de A (excellent) à G (le plus mauvais), permettant de catégoriser les logements selon leur isolation, indique que 70% du parc immobilier du pays fait partie de la catégorie D ou moins. Seulement 9% affiche un bilan de catégorie A ou B.

De plus en plus conscients de leur gaspillage énergétique et économique, les ménages français entament donc des démarches pour réaliser des travaux d’isolation chez eux.

 

Qu’est-ce qu’un isolant biosourcé ?

Il existe aujourd’hui un nombre considérable d’isolants différents et qui présentent chacun des qualités propres en fonction de la partie de la maison que l’on souhaite isoler (toits, murs, combles…). Si les produits traditionnels, comme la laine de verre ou la laine de roche, sont toujours les plus plébiscités, les isolants biosourcés commencent à tirer leur épingle du jeu.

Un isolant biosourcé est un matériau issu de la biomasse végétale ou animale comme :

  • le liège ;
  • la laine de mouton ;
  • la fibre de bois ;
  • la plume de canard ;
  • le textile recyclé ;
  • la paille ;
  • la laine de chanvre ;
  • la laine de coton ;
  • la ouate de cellulose issue du papier ;

La particularité de ces isolants est qu’ils proviennent de filières de recyclage et ont donc un plus faible impact sur l’environnement.

De plus, contrairement aux isolants synthétiques, la deuxième vie de ces isolants biosourcés est plus facilement gérable. Il sera en effet plus simple de recycler de la paille plutôt que des matériaux en polyuréthane.

De bonnes performances thermiques mais…

Si l’ensemble des isolants biosourcés présentent de bonnes performances thermiques et acoustiques, ils sont toutefois encore loin des capacités du polyuréthane, le matériau le plus isolant.

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les épaisseurs d’isolant nécessaires pour atteindre une résistance thermique de 8 m².K/W, un standard qui devient courant en toitures neuves et rénovées. Seul le polyuréthane permet de se contenter d’une épaisseur inférieure à 20 cm pour atteindre ce seuil. Il faudra 10 cm de plus pour la laine de chanvre, les fibres de bois ou la ouate de cellulose afin d’obtenir des chiffres comparables.

Un prix élevé par rapport aux isolants plus traditionnels

Si elle devient de plus en plus populaire, l’utilisation d’isolants biosourcés reste marginale par rapport au choix de produits « traditionnels ». Car malgré leur caractère durable et leurs atouts écologiques, leur présence sur le marché reste discrète et leur coût plus élevé de 10 à 15%. La croissance à deux chiffres de ces produits permet tout de même à la filière de s’installer durablement sur un marché de l’isolation de plus en plus porteur.

Intéressé à l’idée de rénover votre maison à l’aide d’isolants biosourcés ? Dans le cadre de la réforme des aides à la rénovation énergétique, Total a lancé en début d’année MaPrimeRenov’. Il s’agit d’une nouvelle aide financière pour la réalisation de travaux permettant de faire des économies d’énergie. Plus simple, plus facile d’accès, cette aide se veut aussi plus efficace.