Dans le cadre de la COP 21 qui se déroulera en décembre à Paris, de nombreuses initiatives se mettent en place pour affronter les défis climatiques qui se posent à chaque  pays du monde. La somme de 100 milliards de dollars devra être débloquée chaque année à compter de 2020 afin de donner aux pays du Sud les outils nécessaires pour réussir cette transition au même rythme que les pays du Nord. Comment réunir cette somme ?

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Cop 21: le rendez-vous de la dernière chance

COP 21: 100 milliards de dollars pour le climat

À quelques semaines de la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris en présence de représentants politiques du monde entier, certaines questions en suspens refont surface. Suite à la conférence de l'ONU sur le climat, organisée en 2009 à Copenhague, les pays riches s'étaient en effet engagés à débloquer la somme de 100 milliards de dollars, chaque année à partir de 2020, pour aider les pays du Sud à s'adapter au changement climatique et à en contenir au mieux les effets.

Mais la question reste floue, notamment sur la manière de réunir une telle somme. D'un côté, les pays les plus développés dénoncent la confusion qui règne sur ce qui doit ou ne doit pas être pris en compte pour parvenir à cette somme. De l'autre côté, les pays émergeants attendent un engagement financier concret de la part des pays du Nord. La Cop 21 fait ainsi office de "rendez-vous de la dernière chance" pour trouver une solution qui apportera satisfaction à la fois aux pays du Nord et à ceux du Sud.

Identifier les sources du financement

La conférence sur le climat est perçue comme la dernière échéance pour parvenir à un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre afin que le réchauffement climatique n’excède pas 2°C avant la fin du siècle. Elle devra obligatoirement fournir une réponse à la question "Comment réunir chaque année dès 2020, la somme de 100 milliards de dollars pour les pays en voie de développement".

Une part de ces financements doit provenir de sources publiques à travers des projets d'adaptation au changement de climat. Cet argent public servira par la suite de levier pour attirer des financements privés. D'après les chiffres relevés en 2012, seule une croissance annuelle de 25% de la participation d'origine publique permettrait de réaliser les objectifs de 2020, un objectif irréaliste. Seule solution : que les pays développés augmentent leurs promesses de financement de 10 à 14 milliards de dollars, chacun et que les banques de développement consacrent une part plus importante de leur budget à la finance climat.

Plusieurs sources publiques pourraient participer à ce financement:

  • les recettes de la taxe sur les transactions financières ;
  • les crédits à l'exportation ;
  • l'allègement de dettes ;
  • la réorientation des subventions aux énergies fossiles.

Les gains engendrés par la taxation du carbone (une solution déjà en place en Europe, en Californie et au Québec) pourraient dégager environ 27 milliards de dollars pour 2020. À l'heure actuelle, seule l'Allemagne s'est engagée à apporter sa contribution de 2 milliards de dollars. Il ne dépend que des autres grandes puissances, comme le Royaume-Uni et la France, d'en faire de même.

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