L’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) envisage actuellement d’introduire une nouvelle méthode pour calculer le contenu carbone du chauffage électrique.

L’avenir du chauffage électrique

L’une des techniques de calcul consiste à s’appuyer sur les pics de consommation.  Néanmoins, comme l’a souligné Jean-Dominique Masseron du groupe Atlantic, s’appuyer sur ces pics implique de prendre ces périodes de pointe pour des généralités.

Une faille qui pourrait être évitée grâce à la technologie, qui permet aujourd’hui de bâtir un réseau électrique intelligent, et qui offre des solutions électriques pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Ces solutions permettent d’anticiper les pointes de consommation et de mettre en œuvre l’effacement, sans nuire au confort de l’habitat.

De son côté, l’association EDEn (Équilibre Des Énergies) estime qu’« en raisonnant en énergie primaire, la Réglementation Thermique 2012 favorise le gaz ». En s’appuyant sur une enquête de Bâti Étude, elle ajoute qu’en matière d’énergies de chauffage, au troisième trimestre 2013 et en construction neuve, la part de marché du logement collectif détenue par le gaz était de 72,6%, contre 16,6% pour le chauffage électrique. Les maisons individuelles groupées représentaient 55,5% de part de marché pour le gaz, contre 34,9% pour l’électricité. Enfin, le chauffage au gaz concerne 14,8% des maisons isolées, contre 54,3% pour l’électricité (et 27,5% pour le bois).

L’association EDEn a demandé à ce que le futur label environnemental inclue un plafond d’émissions de CO2. Selon elle, il est nécessaire de prendre ces émissions en compte dans le moteur de calcul de la Réglementation Thermique 2012, dans le but de rééquilibrer les sources d’énergie et de participer à la réduction des gaz à effet de serre.

Le président de l’association, Jean Bergougnoux, précise que dans la régulation d’un système électrique dont l’équilibre production-consommation sera soumis à des aléas croissants, les applications de l’électricité chez le consommateur final susceptibles d’être modulées, reportées ou effacées, devront jouer un rôle essentiel. Ce rôle s’appliquera du chauffage de l’eau chaude sanitaire au chauffage électrique des locaux pour la régulation journalière, en passant par les applications bi-énergie (électricité et énergies fossiles), pour les régulations sur des périodes plus longues.

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