À l’heure actuelle, les moyens de production d’énergie renouvelable en Afrique ne permettent de couvrir que 20 % de ses besoins. En exploitant pleinement son potentiel et ses ressources, le continent pourrait développer les énergies renouvelables et représenter jusqu’à 51 % du potentiel mondial. Quel rôle attend le continent africain dans la transition énergétique ?

Calculez vos économies d’énergie

Développer les énergies renouvelables, une nécessité
Développer l’énergie renouvelable en Afrique

Selon Abdoulaye Kante, directeur de l’Adea (une plateforme de promotion des échanges économiques avec l'Afrique), 50 milliards d’euros devraient être investis en Afrique d’ici 2030 « pour aider à développer les énergies renouvelables et favoriser l’efficacité énergétique ».

En effet, le continent africain dispose de larges sources d’énergies renouvelables peu ou pas exploitées, comme l’énergie solaire, l’éolien en zones côtières et la géothermie au cœur de la vallée du Grand Rift au Kenya.

Les ressources en énergies fossiles sont également importantes ; depuis le début des années 2010, on estime que 30 % des découvertes de puits de pétrole et de gaz proviennent d’Afrique subsaharienne. Leur exploitation et les infrastructures nécessaires à leur transport restent néanmoins très coûteuses, en plus d’impacter l’environnement de manière irréversible. En parallèle, le coût d’exploitation des énergies renouvelables baisse au fil des années et permet de répondre à des besoins de plus en plus larges, comme l’accès à l’électricité en zones rurales. En Afrique, les énergies renouvelables représentent aussi une perspective de croissance économique non négligeable, pour 1,2 milliard d’habitants au total.

 

> À lire aussi : Panneaux solaires : le plus grand parc du monde sera au Maroc

Des projets sûrs et de plus en plus importants

Toujours selon Abdoulaye Kante, l’ADEA a accompagné de nombreux projets depuis 2012. Fin 2015, le montant des investissements pour développer les énergies renouvelables était de 50 millions d’euros. « Notre vocation est de mobiliser des réseaux de PME-PMI françaises et européennes et de les accompagner pour se positionner sur des projets identifiés en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, dans les secteurs de l’eau et de l’énergie », commente le directeur de la plateforme. Une croissance soutenue sur tout le continent, une sensibilisation des bailleurs de fonds aux projets énergétiques et les garanties de paiement offertes par les banques font de l’Afrique un marché à la fois rentable et sûr.

Les projets accompagnés par l’ADEA gagnent en envergure au fil des mois. Dernièrement, la plateforme accompagnait un projet d’éclairage public intelligent à Bamako, avec l’objectif de réduire la consommation électrique de 40 à 60 %.

Le projet Africa Sun Vallée Mali, en partenariat avec des PME de Rhône-Alpes entend créer une Silicon Valley des EnR sur 20 hectares. Le pôle regroupera des activités visant à développer les énergies renouvelables, mais aussi à former des professionnels dans le domaine de l’efficacité énergétique. Au total, 30 entreprises, une pépinière spécialisée dans l’énergie solaire et 20 start-up sont concernées par l’initiative. L’objectif est d’assurer 90 % de la production d’énergie locale d’ici 2025, en créant de l’emploi.

 

Pour aller plus loin :

Sur le même thème