Géothermie, aérothermie… Pour fonctionner, les pompes à chaleur (PAC) n’ont besoin que d’une énergie inépuisable comme le sol et l’air. Respectueux de l’environnement, efficaces et économiques, ces appareils sont de plus en plus sollicités. Si vous comptez investir dans une pompe à chaleur, il est conseillé de jeter un coup d’œil au COP. Que signifie ce terme et quel est son intérêt ? L’énergie tout compris vous explique tout.

Performance d’une PAC : qu’est-ce que le COP ?

Que veut dire COP ?

COP signifie coefficient de performance. C’est un indicateur qui permet donc d’analyser le rendement et la performance d’une PAC fonctionnant en mode chauffage. Ce coefficient représente le rapport, en kilowatt-heure (kWh), entre la quantité d’énergie produite et la quantité d’énergie utilisée. Ce calcul est réalisé en laboratoire.

Par exemple, si pour 1 kWh acheté, votre pompe à chaleur restitue 3 kWh de chaleur, votre PAC a un COP de 3. Vous aurez donc récupéré 2 kWh d’énergie. Et plus le COP est élevé, plus la consommation d’énergie est faible et cela se ressentira sur votre facture.

L’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (Ademe) préconise justement de se tourner vers une PAC qui a un COP de minimum 3, le coefficient maximum étant 7.

 

Les différents types de COP

Pour connaître plus précisément le niveau de performance, il faut prendre en compte les éventuelles pertes d’énergie et la consommation des équipements auxiliaires. Suivant les divers éléments qui peuvent être intégrés au calcul de la performance d’une PAC, différents COP existent :

  • Le COP Constructeur (ou commercial) : calculé en laboratoire sur la base d’une température extérieure de 7 °C pour les pompes à chaleur air/air et air/eau, et d’une température d’eau de nappe phréatique de 10 °C pour les PAC eau/eau. Ce n’est donc pas le calcul le plus proche de la réalité.
  • Le COP Global : calculé en intégrant les consommations d’énergies pour le dégivrage et en tenant compte des auxiliaires et des pertes d’énergies par les réseaux de distribution.
  • Le COP Annuel : le coefficient le plus important puisqu’il permet d’évaluer la performance annuelle, en prenant en compte tous les auxiliaires, et de mesurer les quantités d’énergie consommées et fournies sur une année.
  • Le COP Saisonnier (SCOP) : il prend en compte les changements climatiques et de température extérieurs et est calculé sur toute la saison de chauffe.

Quelle PAC pour un bon COP ?

Une faible différence entre la température de la source de chaleur utilisée et celle à la sortie de la pompe entraînera un coefficient de performance élevé, et inversement. Ainsi, pour rendre votre PAC plus performante, vous pouvez opter pour un chauffage à chaleur douce plutôt que des radiateurs haute température.

Autre astuce, se tourner vers les PAC eau/eau, et chauffer l’eau de votre chauffage central grâce à la chaleur de la source. La température de l’eau provenant de la nappe est moins impactée. Ce système sera, par exemple, plus performant qu’une PAC air/eau.

 

 

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