Ce lundi 10 juillet, le ministre de la Transition écologique et solidaire, s’est engagé à fermer des réacteurs afin de réduire la part du nucléaire dans la production électrique en France. « Peut-être 17 », a même chiffré Nicolas Hulot.

La fermeture de 17 réacteurs nucléaires envisagée en France

Les réacteurs nucléaires fermés à l’horizon 2025

Ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité, contre 75% actuellement. C’est la volonté du gouvernement et de Nicolas Hulot, à l’horizon 2025, afin de respecter la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

Remplir cet objectif passe par la fermeture de réacteurs nucléaires. Le ministre de la Transition écologique et solidaire l’a d’ailleurs confirmé ce lundi 10 juillet, au micro de RTL. Combien précisément ? Pour l’heure, aucun chiffre officiel n’a été annoncé. Mais Nicolas Hulot pourrait fermer jusqu’à 17 réacteurs nucléaires. C’est en tout cas ce que le ministre a prudemment laissé entendre. « Laissez-moi planifier les choses, ce sera peut-être jusqu'à 17 réacteurs, il faut qu'on regarde […] Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente. »

Une nouvelle qui devrait satisfaire les militants antinucléaires qui demandaient la fermeture d’au moins 15 réacteurs. Mais nul doute qu’ils resteront vigilants et attentifs à la bonne exécution des engagements du gouvernement d’Edouard Philippe en matière de transition écologique.

Fin de la vente des véhicules essence et diesel d’ici 2040 ?

Cette annonce importante intervient quatre jours après la présentation d’un « plan climat » pour le quinquennat. Jeudi 6 juillet, Nicolas Hulot avait notamment annoncé la mise en place d’une prime pour les foyers modestes afin de remplacer leurs voitures polluantes par un modèle plus propre. Sont concernés les véhicules diesel construits avant 1997 ou essence datant d’avant 2001. Cette prime pourrait arriver assez rapidement, dès les prochains mois. « On ne va pas attendre 107 ans. Ce serait bien que la prime soit mise en œuvre en 2018 », a affirmé le ministre.

Il a également déclaré que le gouvernement souhaitait stopper la vente des véhicules diesel et essence d’ici 2040.  Nicolas Hulot a par ailleurs reconnu que cet objectif était « lourd », surtout pour les constructeurs automobiles.

Ces annonces sur le nucléaire et le climat apparaissent comme très ambitieuses. Mais il reste maintenant le plus important : voir quand et comment elles seront mises en place. A noter qu’elles interviennent peu après l’annonce du président de la République, Emmanuel Macron, à propos du nouveau sommet sur la lutte contre le réchauffement climatique qui sera organisée en France, le 12 décembre prochain.

 

Pour aller plus loin :

Sur le même thème