Après plusieurs mois de discussions et d’hésitations, la loi de transition énergétique semble passer à la vitesse supérieure et fédère ses principaux acteurs dans le milieu politique ou énergétique. Le point sur les avancées prévues cette année, avec L’énergie tout compris.

Loi de transition énergétique : un avenir encourageant
La loi de transition énergétique fédère ses principaux acteurs

Selon le discours du Premier ministre Manuel Valls, à l’occasion de la présentation de sa feuille de route écologique annuelle, « 2015 doit être une année d’amplification de la transition énergétique vers un nouveau modèle environnemental français ». Un discours repris par Bruno Léchevin, patron de l’Ademe, qui souligne l’engouement des entreprises, des collectivités et de toutes les forces vives pour s’inscrire dans cette loi de transition énergétique.

L’année en cours devrait être riche en événements, avec l’adoption de la loi de Transition énergétique pour la croissance verte et l’organisation de la conférence Paris climat à Paris, en décembre. Des événements que les principaux acteurs de l’initiative abordent avec optimisme, dans la mesure où l’examen du projet de loi au Sénat s’est révélé prometteur. « L’ambition de réduire de 50% la consommation d’énergie en 2050 par rapport à 2012 n’est pas remise en cause, ni celle de rénover 500 000 logements par an en 2017 », comme l’explique Bruno Léchevin. Un consensus a également abouti entre les syndicats et les ONGE, le 4 février dernier, afin d’intégrer la nécessité de sortir du tout diesel et du tout nucléaire.

La loi de transition énergétique fédère aussi les particuliers

La rénovation énergétique est l’un des points essentiels de la loi de transition énergétique. Signe encourageant, les particuliers sont 2,5 millions à avoir consulté le site internet dédié au sujet, tandis que 190 000 personnes ont demandé plus d’informations aux Espaces info énergie et que 2/3 d’entre eux ont engagé des travaux lourds. De 50, le nombre de plateformes de l’Ademe passera à 100 cette année pour répondre au mieux aux questions de chacun.

Pourtant, quand 62% des Français estiment que des travaux sont nécessaires dans leur domicile, 38% d’entre eux seulement sont prêts à passer à l’acte. Selon le président de l’Ademe, les banques sont en partie responsables de cette faible conversion des intentions à cause de leur manque de communication sur le sujet et parce qu’elles « ne font pas savoir qu’elles peuvent proposer des prêts rénovation à des taux qui s’apparentent à ceux des prêts immobiliers ».

Malgré les nombreuses aides existantes, le crédit d’impôt (CITE) est l’aide la plus sollicitée par les particuliers ; c’est aussi le dispositif voué à disparaître le plus rapidement, dès le 31 décembre 2015. Pour Bruno Léchevin, la marche à suivre est claire : si le CITE crée une dynamique en faveur de la loi de transition énergétique, l’aide devra être prolongée.

Le saviez-vous ?

Depuis le 1er septembre 2014, le CITE est le dispositif qui remplace le CIDD (crédit d’impôt développement durable). Il propose un taux unique de réduction d’impôt de 30%, sans obligation d’effectuer plusieurs travaux à la fois. Les travaux doivent cependant être effectués par un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

Pour aller plus loin : 

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