En fin d’année 2015, Paris a accueilli la COP 21, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. L’accord signé par les nations participantes à ce sommet a confirmé la nécessité d’engager une transition énergétique pour atteindre les objectifs fixés : contenir l’élévation de la température moyenne de la planète et l’impact de l’homme sur l’environnement. Comment cela se traduit-il dans les faits, en particulier au niveau financier ?

Diagnostic énergétique

Financement de la COP 21

COP21 : comment financer ses objectifs ?

Pour réussir la transition énergétique et atteindre les objectifs de la COP 21, il faudra, selon l’Agence internationale de l’énergie, plusieurs milliards de dollars. Le défi est donc de faire évoluer le business model des investisseurs pour engager des fonds vers l’énergie verte, l’efficacité énergétique ou les véhicules à faibles émissions, voire zéro émission. Ainsi, en 2015, c’est près de 330 milliards de dollars qui ont été investis dans le secteur de l’énergie verte, c’est-à-dire sans aucune émission de CO2 (ou très peu).

Malgré ces chiffres impressionnants, les sommes engagées ne sont pas encore suffisantes pour faire une réalité des accords ambitieux signés à Paris à la COP 21. Chaque année, les investisseurs institutionnels (banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite…) devront mettre sur la table des milliers de milliards de dollars pour soutenir la transition énergétique et les énergies propres. Par ailleurs, la gestion des risques climatiques des entreprises doit s’intensifier. En effet, en ciblant leur engagement au côté d’entreprises impliquées dans la transition énergétique, les investisseurs participent directement à cette évolution et obligent les entreprises à être aussi compétitives par rapport à leur empreinte carbone. En soutien aux aides financières et aux exigences réglementaires des états, les investisseurs doivent montrer que la transition énergétique est un modèle économique rentable et irréversible.

Des indicateurs plutôt encourageants 

Les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, le Mexique, les États-Unis ou encore l’Union européenne devraient voir leurs fournitures en énergies renouvelables augmenter selon l’Institut des ressources mondiales grâce aux politiques définies par les états.

La signature de l’accord de la COP 21 pour lutter contre les changements climatiques produit déjà ses effets :

  •  Engagement pour l’énergie solaire avec, par exemple, le lancement de la construction d’une ferme solaire au Brésil et la prochaine mise en exploitation de la plus grande centrale solaire du continent africain au Maroc ;
  • Diversification des sources d’énergie pour remplacer les énergies fossiles comme aux Émirats arabes unis ;
  • Encouragement fiscal, comme la prolongation des crédits d’impôts fédéraux aux États-Unis pour le développement des énergies propres comme le solaire et l’éolien…

Toutes ces actions prouvent que l’économie bas-carbone est aujourd’hui devenue un modèle de croissance.

Pour aller plus loin : 

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