Les membres du C40, organisation qui regroupe 86 des plus grandes villes du monde, se sont réunis à Mexico du 30 novembre au 2 décembre 2016. L’objectif : prendre des mesures concrètes pour doter d’ici à 2020 leur ville d’un plan action climat afin de contenir la hausse des températures en dessous de 1,5 °C. Focus sur leurs engagements.

Bannir le diesel d’ici 2025
c40

Réunis à Mexico pour le sommet du C40 (Cities 40), les maires des plus grandes métropoles de la planète ont promis de bannir le diesel de leur ville d’ici 2025. Leur intention d’interdire totalement les véhicules utilisant ce type de carburant s’explique avant tout par la volonté « d’améliorer la qualité de l’air pour les citoyens ». Ainsi, quatre grandes villes (Paris, Mexico, Athènes et Madrid) se sont engagées à « faire tout ce qui est en leur pouvoir pour soutenir l’utilisation des voitures électriques, hybrides ou à hydrogène ».

Du côté de la France, Anne Hidalgo, maire de Paris, a déjà mis en place un plan en plusieurs étapes. Depuis le 1er juillet 2016, les voitures les plus polluantes (celles mises en circulation avant 1997) n’ont plus le droit de circuler dans la capitale. Une interdiction qui s’applique également aux poids lourds et aux autocars. Le but d’ici 2020 : autoriser uniquement les véhicules répondant aux critères de pollution les plus exigeants à circuler.

Lutter contre le réchauffement climatique par des actions concrètes

À l’heure actuelle, le C40 réunit 90 villes (dont Rio, Caracas, New York, Séoul, Pékin, Athènes, Paris, Istanbul et Londres), et représente près de 650 millions de personnes et 25 % du PIB mondial. Selon l’étude « Deadline 2020 » présentée par les maires de l’organisation, un tiers des émissions dépend de l’action des villes. Infrastructures, urbanisme, transports : si le mode de développement des métropoles n’évolue pas en faveur des énergies vertes, le seuil de 2 °C fixé par l’accord de Paris serait dépassé d’ici 5 ans.

Pour réussir cette transition énergétique, les villes auront besoin de 353 milliards d’euros d’investissements dans les quatre ans à venir. Si la question du financement est le nerf de la paix, les aides internationales telles que le Fonds Vert et l’action des citoyens et des entreprises du secteur privé devraient aider les villes à mettre en place des politiques vertes. Parmi les initiatives envisagées, un appel à projets urbains innovants, à l’image de « Réinventer Paris » qui avait rencontré un vif succès.

 

Le saviez-vous ?

Pour avoir une chance de limiter la hausse des températures en dessous de 2 °C, les experts estiment que les émissions doivent être réduites de 40 à 70 % d’ici 2050.

 

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