Chaque année, l’État a l’obligation de publier un rapport sur la qualité de l’air en vertu de l’article L 221-6 du Code de l’Environnement. La pollution atmosphérique est un enjeu majeur dans notre société, en particulier au niveau sanitaire et environnemental. Que retenir du bilan de qualité de l’air en France en 2014 publié en septembre 2015 ?

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Qui rédige ce bilan annuel ? 
Bilan de la qualité de l’air en France en 2014

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) est à l’initiative de la rédaction de ce bilan de la qualité de l’air en France en partenariat avec la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère de l’Écologie. En fonction de leur expertise, d’autres acteurs participent à ces travaux :

  • L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) ;
  • Le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQUA) ;
  • La plate-forme nationale de la prévision de la qualité de l’air, PREV’AIR ;
  • Le réseau national des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, Atmo France ;
  • L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ;
  • La Direction générale de la santé du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

Quel est le contenu de ce bilan ?

Le bilan de la qualité de l’air en France en 2014 comprend plusieurs parties :

  • Les effets environnementaux et sanitaires de la pollution atmosphérique ;
  • Le dispositif français de surveillance de la qualité de l’air, en particulier les acteurs, les polluants et les outils ;
  • Les mesures pour lutter contre la pollution de l’air ;
  • Les différents polluants réglementés : les oxydes d’azote, les particules, l’ozone, les métaux lourds… Pour chaque polluant, les effets environnementaux et sanitaires, l’évolution des émissions et les épisodes de pollution survenus au cours de l’année 2014 sont détaillés.

2014, une amélioration de la qualité de l’air

Provenant de phénomènes naturels (décomposition de matières organiques, incendies…) et d’activités humaines (industries, transports, agriculture…), les substances polluantes ont des effets néfastes sur l’environnement et sur la santé. Ainsi, l’État définit des plans d’action dans tous les secteurs d’activité en combinant mesures réglementaires, fiscales et incitatives.

Par rapport à 2013, 2014 a été une meilleure année en matière de pollution atmosphérique malgré un mois de mars marqué par un épisode de pollution aux particules. Cependant, des disparités temporelles et spatiales nuancent ces bons résultats. En effet, les mesures en particules et en oxydes d’azote sont élevées à proximité des zones au trafic routier dense alors que le dioxyde de souffre se concentre essentiellement dans les zones industrielles. Les conditions météorologiques participent aussi à ces variations.

Par ailleurs, même si, depuis 14 ans, les concentrations ont baissé, les seuils réglementaires ne sont toujours pas respectés sur une grande partie du territoire français, en particulier pour les polluants comme l’ozone, le dioxyde d’azote et les particules.

Le saviez-vous ?

Pour limiter les émissions de particules fines, l’Ademe recommande de renouveler son équipement de chauffage domestique en choisissant un appareil labélisé Flamme verte.

Pour aller plus loin : 

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