Depuis 2013, toutes les constructions neuves ou rénovées doivent respecter les conditions de la RT 2012, en matière d’isolation thermique notamment, afin de limiter leur consommation d’énergie à 50 kWhep/m2.an.

Dans ce contexte, l’étanchéité à l’air des parois de la construction joue un rôle crucial. Comment éviter les infiltrations et les fuites d’air dans un mur ou une toiture ? Quels points faut-il vérifier pour isoler au mieux son habitat ?

L’étanchéité à l’air, une qualité à ne pas négliger

Isolation thermique : tout savoir sur l’étanchéité à l’air

Les matériaux mal scellés, les joints décollés, les fissures même minimes dans la paroi d’un bâtiment peuvent altérer sa perméabilité à l’air et entraîner des déperditions de chaleur, des courants d’air et une sensation d’inconfort au sein du domicile. Cette « porosité » des parois est aussi synonyme de perte au niveau de l’isolation thermique.

Pour éviter ces désagréments, chaque bâtiment doit présenter une étanchéité à l’air optimale, avec des infiltrations et des fuites aussi faibles que possible. L’imperméabilité des parois permet de minimiser le refroidissement de l’air en hiver et le réchauffement de celui-ci en été ; elle améliore également le confort acoustique vis-à-vis des bruits provenant de l’extérieur et offre une meilleure qualité de l’air, en filtrant mieux la pollution, les poussières et l’humidité source de moisissures.

L’étanchéité à l’air concerne l’ensemble des parois de l’habitat, des murs à la toiture en passant par les jonctions de ces parois, les menuiseries, les gaines et autres conduits de fumée.

Comment améliorer l’isolation thermique de sa maison ?

De nombreux dispositifs, comme des écrans, des membranes, des adhésifs ou encore des joints d’étanchéité permettent d’améliorer l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâti.

Une isolation qui dépend du type de bâtiment

Les composants de ces dispositifs, leur qualité et la qualité de l’installation sont trois éléments primordiaux. En fonction du type de bâtiment, le traitement à l’imperméabilité sera différent. Les systèmes constructifs ouverts, comme les structures en bois, associent à la fois isolation thermique et étanchéité à l’air. Dans les constructions maçonnées, faites de parpaings ou de briques, le gros œuvre assure l’étanchéité des murs. Cependant, des défauts de construction au niveau des jonctions (murs-planchers, murs-plafonds, gros œuvre-menuiserie, etc.) diminuent souvent l’étanchéité du bâti.

Des solutions variées pour pallier le problème

Il est possible de coupler différents systèmes pour remédier aux infiltrations d’air et aux déperditions de chaleur. Des membranes d’étanchéité à l’air, un pare-vapeur préservant le foyer de l’air et de la vapeur d’eau, des solutions humides à pulvériser sur le support avant isolation peuvent apporter des solutions satisfaisantes. Certaines pièces spécifiques constituent des alternatives locales et précises, comme des adhésifs adaptés et durables, des œillets, des joints de calfeutrement, des boîtiers étanches, des mastics acryliques ou encore des mousses résilientes.

Le saviez-vous ?

Pour une isolation thermique optimale et durable, il est conseillé de faire vérifier les travaux d’étanchéité lors des phases clés du chantier, et de les faire valider par un opérateur agréé qui les comparera aux exigences réglementaires, une fois les opérations terminées.

 

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